Coronavirus : dans la Marne, une employée dans une maison de retraite a été contaminée

Une femme d'une cinquantaine d'année, employée dans une maison de retraite à Œuilly dans la Marne est atteinte le virus du Covid-19, selon la direction de l'établissement. L'agence régionale de santé a confirmé l'information ce vendredi 6 mars. 
Devant la maison de retraite d’Œuilly dans la Marne, la fermeture au public a été décidée, suite au soupçon d'un cas de coronavirus.
Devant la maison de retraite d’Œuilly dans la Marne, la fermeture au public a été décidée, suite au soupçon d'un cas de coronavirus. © Perrine Ketels, FTV
"Ce serait une catastrophe", nous avoue un personnel de santé qui préfère garder l'anonymat. Après une journée de flou autour d'un cas de cornavirus, l'agence régionale de santé a confirmé l'information ce vendredi 6 mars. Il s'agit d'une aide-soignate de la maison de retraite située à Œuilly dans la Marne. Elle est originaire de l'Aisne. Et elle est hospitalisée à Nancy mais son état n'est pas jugé inquiétant. 

Je trouve que la directrice de cette maison de retraite a pris une bonne décision, car compte tenu de la situation à risque, il faut être précautionneux. Arrêter les visites, est aussi une bonne décision. 
- Murielle Vidalenc, directrice déléguée, ARS Grand Est


"Pour endiguer une propagation, précise la professionnelle, il faut faire des prélèvement sur les résidents, les suivre, prendre des mesures d’usages, et la prise de températures deux fois par jour". 
 
 

Le CHU de Reims prêt à accueillir et dépister à partir du 9 mars

54 personnes travaillent dans cette maison de retraite, la Résidence Les vignes d’Œuilly, qui accueille 83 résidents. La personne qui serait atteinte du virus covid 19, une femme d'une cinquantaine d'années, est venue travailler en début de semaine, mais elle ne se sentait pas bien. Elle a dit : "je vais rester chez moi et les médecins lui ont dit qu'elle était atteinte du virus", explique la directrice de l'établissement, installé près d'Epernay. Depuis lundi, aucun visiteurs n'est admis sur place. Les mesures de précautions sont prises depuis le 24 février. Cette femme a été transférée dans un centre référent de la région Grand-Est. Son état est stable. 
 


L'ARS illustre la progression rapide du virus. "Nous avions 26 cas le 4 mars, nous sommes à 87 dans le Grand-Est. Mais ce virus est pour l’instant, moins meurtrier que la grippe. Sauf que l'on connaît pas ce Covid 19, on ne sait pas comment ça va se passer". Les professionnels de santé sont sur le pied de guerre. A Reims à partir de lundi, le prélèvement, le dépistage et l'hébergement des patients sera possible au CHU. "Depuis vendredi, on prélevait seulement. Donc c'est une bonne nouvelle !". La directrice de l'ARS reconnaît que parfois l'administration est lourde, "mais là, on s'est rendu compte qu’il fallait accélérer. Même la clinique de Courlancy met à disposition deux infectiolologues. Pour assurer 24h/24, il vaut mieux trop que pas assez". 

Murielle Vidalenc se veut optimiste, "car on a un bon plan, la montée en charge dans les hôpitaux se fait vite. On anticipe. 
On va vers le stade 3, mais celui-ci impactera surtout les personnes les plus fragiles. Le bon sens, c'est d'éviter le contact. Il faut communiquer, il vaut mieux prévenir que guérir", conclut la directrice déléguée de l'ARS. 

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