Anaïs Guillaume : "Il n'avait que moi, je n'avais que lui", se souvient Victoria Gillet

Le témoignage de Victoria, la fille de l'accusé Philippe Gillet, était très attendu ce jeudi 8 avril devant les assises de la Marne.  

Victoria Gillet sur le banc de la cour d'appel de Reims, le 8 avril 2021.
Victoria Gillet sur le banc de la cour d'appel de Reims, le 8 avril 2021. © Thierry Doudoux / FTV

"J'ai le sentiment qu'enfin, elle va avoir une tombe, un endroit propre et respectable." Ce jeudi 8 avril aux assises de la Marne, il est 19 heures passées quand Victoria Gillet se dirige vers la barre. Les épaules rentrées, la voix faible et le visage amaigri, l'Ardennaise âgée de 20 ans est méconnaissable. Son crâne est dégarni, signe d'une grave maladie. Elle l'assure, elle n'aura pas la force de revenir témoigner le lendemain. Elle préfère en finir. 

Quand la cour lui demande ce qu'elle ressent quand elle découvre les ossements d'Anaïs Guillaume, elle ne se souvient plus vraiment. "Les gendarmes me disent que je ne suis pas obligée de rester, que je peux partir. Mais moi, ça fait quatre ans que je vis tout ça, que je suis là dedans. Je veux savoir si c'est elle." Depuis quelques mois, elle s'est éloignée de son père. "Aujourd'hui, quel est votre sentiment sur son implication ?", lui demande la présidente. "Je vous l'ai dit : je ne sais plus qui croire, rétorque Victoria Gillet. Est-ce qu'il a une part de responsabilité ? Est-ce qu'il est totalement coupable ? Je ne sais pas." Elle marque une pause. "Et puis ça fait tellement longtemps qu'on se parle plus. On n'a plus aucun lien.  J'ai essayé de m'installer, d'instaurer une vie saine."  Voici les points à retenir de cette journée d'audience. 

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