Football : doit-on s'inquiéter pour le FC Metz et l'AS Nancy Lorraine, derniers en ligue 1 et en ligue 2

Début de saison plus que délicat pour les deux grands rivaux lorrains. Le FC Metz et l’ASNL pointent à la dernière place de leur championnat en Ligue 1 et en Ligue 2. La semaine s'annonce déjà décisive pour se relancer et sortir de la zone rouge sous peine de plonger dans la crise.

Nancy, vainqueur ! Mais il ne s’agit pas de football. Nancy a pourtant bien gagné. Son dernier trophée ? Etre sortie grande vainqueure de l’émission de Stéphane Bern, Le Monument préféré des Français, grâce à son incontournable place Stanislas. De quoi susciter la fierté de toute une ville ? Sans doute.

Des récompenses, le club de football en rêve également mais difficile de provoquer le même enthousiasme.
La question mérite même d’être posée très ironiquement : l’ASNL est-elle encore le club préféré des Nancéiens ? A force de saisons ratées, année après année, Nancy est devenue peu à peu un club transparent et quelconque. Pour cette nouvelle saison en Ligue 2, l'espoir amené par un changement d’actionnaire et l’arrivée d’une nouvelle équipe, s'est vite éteint. Au bout de huit journées de championnat, l'ambitieux club est dernier au classement de Ligue 2 : 3 nuls, 5 défaites et aucune victoire. Les stats sont terribles et désespérantes : pour Nancy, c'est le pire début de saison de son histoire en Ligue 2.

"Notre ambition, c'est d'accéder à la ligue 1 à moyen terme. A court terme, c'est de nous maintenir en ligue 2 puis de construire une équipe compétitive", a toujours répété le président Gauthier Ganaye. L'ambition aujourd'hui, c'est peut-être finalement de ne pas descendre... En National.

Cette descente en National, c'est la crainte clairement affichée par de nombreux supporters sur les réseaux sociaux. "8 matches, 0 victoire, cherchez l'erreur ! Comment supporter une équipe de bourrins encadrée par un staff d'incompétents et des dirigeants indigents ?" est un des nombreux exemples que l'on peut lire sur Twitter.
Et une critique en cache toujours une autre : "3 points en 8 matchs, dernier de ligue 2, déjà 3 points de retard sur le barragiste de ligue 2, aucune victoire, ça fait bcp de ratios.... Ceci étant dit, en partant d'aussi bas, "on ne peut que faire des progrès et ça payera un jour" comme dit le coach de l'ASNL."

Cette tendance au divorce n'est pas nouvelle.
Déjà, durant l'été, les critiques à l'égard du manque de résultats et de jeu étaient nombreuses. Y compris de la part de certains anciens, comme Éric Rabésandratana, qui se posait déjà de sérieuses questions après la défaite à domicile contre Auxerre.

"Il est trop tôt pour faire un bilan" rétorque David, membre du club de supporter Saturday FC, "on fera le point à la trêve internationale en octobre. L’objectif, c’est le maintien et pourquoi pas le retour du derby face à Metz en Ligue 2 (rires)"

Les résultats ne sont pas là mais ça va venir. Cette équipe va devenir une bonne équipe, laissons lui du temps.

Jean-Michel Gonçalves, ASNL F@ns Connexion

Pas d’inquiétudes non plus du côté du groupe ASNL F@ns Connexion et pour son responsable Jean-Michel Gonçalves : "je ne suis pas du tout inquiet et même optimiste. Le recrutement est bon, les joueurs sont là mais ils sont arrivés très tard. Il y a eu des blessures mais le groupe monte en puissance depuis deux ou trois matchs. Lorsqu'on repart à zéro, avec un nouvel entraineur, un nouveau style de jeu... Ce n'est pas évident. Ok, les résultats ne sont pas là mais ça va venir. Cette équipe va devenir une bonne équipe, laissons-lui du temps. Elle me fait penser à l'équipe au début de l'ère Correa. Il y a un travail de fond et on va monter en puissance. J'en suis persuadé"

Le semaine s'annonce décisive. L'ASNL se déplace ce mardi 21 septembre 2021 à Grenoble avant de recevoir Amiens le vendredi 24 septembre. Une vingtième place et peu de points engrangés à l'issue de ces deux journées plongerait le club dans une crise, dont il aura bien du mal à sortir.

A Metz, Antonetti monte au créneau

A Metz, la situation n'est guère plus réjouissante. Après six journées, le club pointe également à la dernière place de Ligue 1. Bilan : 3 nuls et 3 défaites. Et là aussi, beaucoup de questions parfois très dérangeantes sur les réseaux sociaux.
En résumé : le club a t-il les moyens de se maintenir au regard de son pénible début de saison ?

Et là aussi, la tension monte parfois entre certains supporters et le club. Mieux vaut parfois se cantonner à l'humour.

"Les supporters ne sont pas contents, ça fait partie du jeu", reconnait l'entraineur grenat, Frédéric Antonetti "mais quand on supporte un club, on le fait dans les bons et les mauvais moments… Sinon, on n’est pas supporter. Je comprends leur mécontentement. On a un groupe très jeune. S’ils veulent les encourager, c’est très bien, s’ils veulent les inhiber, tant pis."

Metz est plus programmé pour être dans les 5 derniers que dans les 5 premiers.

Frédéric Antonetti, entraineur du FC Metz

"Metz est plus programmé pour être dans les 5 derniers que dans les 5 premiers… Et je suis venu ici en connaissance de cause", ajoute Frédéric Antonetti avant de préciser : "Ce que je poudrais juste dire aux supporters, c’est que tant qu’on joue contre des clubs comme Paris Saint Germain, c’est bon signe. Même si aujourd’hui, on est en difficulté."

Car pour se relancer et quitter cette place de lanterne rouge, pas de chance pour le FC Metz. Les grenats reçoivent ce mercredi le PSG et sa cohorte de stars (Messi, Neymar, Mbappé...) en quête de rachat après deux matchs très mitigés face à Bruges et Lyon.
Le match couperet pour Metz, synonyme de crise ouverte ou pas, ce sera dimanche. Les hommes de Frédéric Antonetti ont rendez-vous à Brest, qui cherchera lui aussi à obtenir sa première victoire en championnat. Crise ou pas, on y verra plus clair en fin d'après-midi.
 

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