Colmar : libération du mineur qui a frappé trois policiers, "une décision incompréhensible" pour le maire Eric Straumann

Le maire (LR) de Colmar (Haut-Rhin), Éric Straumann, a écrit un courrier au ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, ce mercredi 26 mai. Il dénonce le caractère "incompréhensible" de la libération d'un mineur qui a agressé et blessé trois de ses policiers municipaux, quelques jours plus tôt.

Le maire Éric Straumann, alors député du Haut-Rhin, photographié aux questions au Gouvernement (QAG) à l'Assemblée nationale en décembre 2017.
Le maire Éric Straumann, alors député du Haut-Rhin, photographié aux questions au Gouvernement (QAG) à l'Assemblée nationale en décembre 2017. © Aurélien Morissard, MaxPPP

C'est une libération qui "cultive un sentiment d'impunité", pour Éric Straumann (LR), le maire de Colmar (Haut-Rhin). Ce mercredi 26 mai 2021, il a envoyé et rendu public un courrier adressé à Éric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice.

Il regrette la "remise en liberté" d'un mineur déféré devant le procureur de Montbéliard (Doubs, où il vit) après sa garde à vue. Pour le maire, c'est une "décision incompréhensible" (à lire in extenso ci-dessous). L'adolescent de 17 ans a été arrêté pour avoir agressé trois policiers municipaux colmariens le 22 mai. Ce dernier a été placé sous contrôle judiciaire, c'est à dire qu'il doit respecter certaines mesures (rester dans son secteur géographiques, mesures éducatives...) en attendant son procès. Il peut aller être incarcéré (détention provisoire) s'il les outrepasse.

Les trois policiers ont été blessés à coups de poing et de casque (selon l'Est Républicain) par leur jeune agresseur, respectivement :

Courrier d'Éric Straumann à Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice by Vincent Ballester on Scribd


Le maire demande "une réponse pénale ferme et dissuasive" contre les agressions de policières et policiers (au national comme en ville), et de gendarmes. Cette agression constitue une violence volontaire sur une personne dépositaire de l'autorité publique. Selon l'article 222-13 du code pénal, ce délit est passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende (chez l'adulte).

S'il était reconnu coupable et condamné, ce mineur (âgé de plus de 16 ans) pourrait n'être condamné qu'à la moitié de cette peine de prison (18 mois au lieu de trois ans), et l'amende limitée à 7.500 euros. La sanction peut aussi inclure des travaux d'intérêt général, un placement en centre éducatif, etc.

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