Mahle-Behr signe un nouvel accord de compétitivité pour limiter les pertes d'emploi

L'usine Mahle-Behr France, qui fabrique des climatiseurs pour automobile à Rouffach (Haut-Rhin), a conclu un nouvel accord de compétitivité pour limiter les pertes d'emploi prévues initialement dans son plan social annoncé fin janvier, a-t-on appris samedi de source syndicale.

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Un nouvel accord de compétitivité a été entériné mercredi 4 mai par deux syndicats sur cinq (l'UNSA et la CFE-CGC). Il sera signé dans les prochains jours.

En quoi consiste l'accord ?

L'accord maintient le nombre de suppressions de postes à 110 alors que la direction en prévoyait 180, ce qui "sauve 70 emplois", a exposé Denis Pieczynski, délégué UNSA de cette usine de 860 salariés.

Son principe a été entériné mercredi et il sera officiellement signé dans les prochains jours par deux syndicats sur cinq, l'UNSA et la CFE-CGC, qui représentent "un peu plus de 30 %" des salariés, ce qui le rend valide, a ajouté M. Pieczynski.

"Modération salariale" et diminution des jours non travaillés

Le nouvel accord instaure quatre ans de "modération salariale" et une diminution des jours non travaillés, en échange de l'attribution de trois marchés au site alsacien, filiale du groupe allemand Mahle-Behr, qui fabrique des climatisations pour l'automobile, a exposé M. Pieczynski.

L'augmentation des salaires sera limitée à 0,4 % par an jusqu'en 2020 (+ 0,5 % pour les plus basses rémunérations), les salariés pourront faire un jour de don de RTT "en volontariat" et ils renonceront aux deux jours qu'ils auraient pu gagner en acceptant de fractionner leurs congés, a détaillé le représentant syndical.

70 emplois "sauvés"

Mahle-Behr, de son côté, s'engage à rapatrier à Rouffach trois contrats qui étaient programmés dans son usine de République Tchèque, ce qui "correspond aux 70 emplois sauvés", a expliqué M. Pieczynski. Rouffach aura aussi la "priorité d'attribution" pour deux autres projets, pour lesquels le groupe est encore en compétition avec des concurrents, a-t-il ajouté.

Mais l'entreprise a refusé de s'engager au-delà de 2018 comme échéance pour exclure un éventuel nouveau plan social, regrette M. Pieczynski.
L'UNSA, comme tous les autres syndicats du site (CFTC, CFDT, CGT, CFE-CGC), avait signé en 2013 un accord, valable pour deux ans et caractérisé par un gel salarial et le renoncement à cinq jours de RTT, avant de le critiquer comme un "fiasco".

Ce nouveau texte "met fin à quatre ans de gel, laisse des marges de pouvoir d'achat, notamment au niveau de la prime d'intéressement, et si nous n'avions pas signé, c'était la garantie d'une accumulation de plans sociaux", a exposé M. Pieczynski.

Le plan social de 110 personnes avait été annoncé fin janvier. Les négociations vont se poursuivre jusqu'au 7 juin, dans le but de privilégier les départs volontaires, a ajouté le délégué UNSA.
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