Thann : une cagnotte en ligne pour reconstruire la salle de tennis détruite par un incendie

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Écrit par Vincent Ballester
Les ruines de la salle de tennis, qui a entièrement brûlé.
Les ruines de la salle de tennis, qui a entièrement brûlé. © Document remis, Serge Holl

Une cagnotte en ligne a été créée le 29 janvier après la destruction de la salle de tennis de Thann (Haut-Rhin) au cours d'un violent incendie. Le Tennis Club de Thann (TCT) se retrouve en difficulté après le sinistre.

Après un violent incendie qui a détruit l'intégralité de la salle de tennis de Thann (Haut-Rhin), située rue de Steinby, le Tennis Club de Thann (TCT) se retrouve dans une situation "très compliquée". Son président, Serge Holl, a lancé une cagnotte en ligne le mercredi 29 janvier 2020 afin de financer sa reconstruction.

Il s'agissait de l'un des deux terrains couverts du TCT. La salle avait été construite en 1973, et il n'en reste que les poutres après l'incendie du 25 janvier. Serge Holl a accepté de répondre aux questions de France 3 Alsace par téléphone.
   

Qu'avez-vous perdu dans l'incendie ?

"Notre salle était fortement utilisée par les jeunes. Il y a maintenant une incapacité d'y jouer : le toit, les filets, les raquettes... il ne reste rien. Nous sommes le 4e club du Haut-Rhin, juste après Colmar et Mulhouse, avec 373 licenciés dont 200 jeunes. Mais notre capacité d'accueil a maintenant largement diminué. Nous sommes en Alsace, il y a six mois de l'année où on ne peut pas jouer dehors, et notre seule autre salle ne peut pas accueillir tout le monde. Il va falloir qu'on trouve les capacités d'aller ailleurs, et de reconstruire..."
 

Quelles sont les conséquences pour le club si vous n'agissez pas rapidement ?

"On peut tenir une saison en bricolant un peu... Mais pas deux : on risque de perdre des licenciés. C'est un coup dur pour le club et ses trois moniteurs salariés. Il subit un coup d'arrêt et ça le met en danger. Le problème, ce n'est pas le matériel, mais la capacité d'accueil. C'est comme si je dirigeais une entreprise qui perdait la moitié de sa capacité de production. Il n'y a plus d'équilibre financier et c'est une grande menace." 
 

"Nous avons trois types d'activité pour nous financer : l'école - on enseigne notamment à 35 élèves handicapés, la compétition, et le loisir. L'équilibre entre les trois activités est maintenant rompu, on a beaucoup moins de créneaux pour les loisirs. Et si vous avez payé des heures de tennis mais que vous ne pouvez pas en profiter... Pour l'instant, les gens comprennent et soutiennent, mais si ça dure six mois ? un an ? deux ans ? Il faut qu'on se bouge !"
 

Qu'avez-vous ressenti le jour de l'incendie ?

"Il n'y avait que deux jeunes compétiteurs qui s'entraînaient, ce jour-là. On pense que c'est un problème électrique, car ils ont raconté qu'ils se sont retrouvés dans le noir d'un coup, et qu'ils sont sortis voir. Là, ils ont vu la colonne de fumée qui partait du toit... J'étais fortement soulagé qu'ils n'aient rien eu, que personne n'ait été tué ou blessé, car ça aurait pu. Puis je suis passé par l'incompréhension, la tristesse... Et ensuite, il y a eu l'enquête avec les gendarmes, les rendez-vous avec les assureurs. Et j'ai passé beaucoup de temps à rechercher une solution. D'où l'appel à la solidarité."
  

Qui vous a soutenu ?

"Il y a du soutien de la part des clubs de tennis, et de la Fédération française de tennis. De tous les amis du tennis club : joueurs, actuels et anciens, mais aussi parents et amis. Et aussi de la ville, de certaines entreprises. On a même des tennis clubs qui nous ont proposé des créneaux. Celui de Florange, notamment : c'est gentil... mais c'est à 200 kilomètres. De grands joueurs ont aussi relayé notre appel, comme Paul-Henri Mathieu [voir publication ci-dessus]. Ça fait chaud au coeur, mais la situation reste compliquée à gérer. Car l'appel aux dons doit permettre la survie immédiate du club, mais aussi son avenir."
 

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