Haute-Marne : un an après l’obtention de son bac avec 20,6 de moyenne, il vise le MIT ou l’université d’Harvard

En cette fin d'année scolaire 2021, Théo Gachet enchaîne les heures de cours au lycée Saint-Louis à Paris. Un an après l’obtention de son bac avec plus de 20 de moyenne, le haut-marnais vient de valider sa première année de prépa et termine dans les premiers de sa classe.
Face au tableau noir du Lycée Saint-Louis à Paris, Théo Gachet, jeune haut-marnais prodige des sciences s'affirme et compte bien atteindre ses objectifs professionnels.
Face au tableau noir du Lycée Saint-Louis à Paris, Théo Gachet, jeune haut-marnais prodige des sciences s'affirme et compte bien atteindre ses objectifs professionnels. © Théo Gachet

Contrairement à d’autres étudiants, Théo Gachet n’a pas été très perturbé par la Covid. Le lycée Saint-Louis à Paris où il suit ses cours de prépa, a continué d’accueillir des élèves et a mis en place les cours à distance seulement à partir du 29 mars 2021. Et ce durant un mois seulement. Une régularité des cours et une intensité dans l’enseignement qui ont permis au jeune haut-marnais de 18 ans de ne pas voir l’année passer. Nous l'avions interviewé l'an dernier juste après l'obtention de ses résultats du Bac, qu'il avait obtenu avec une moyenne de 20,6. Aujourd'hui, à quelques jours des résultats du bac 2021, il tient à partager ses conseils avec les autres lycéens, qu'ils soient issus d'une commune rurale comme lui, ou non. 

"Contrairement au lycée Charles De Gaulle à Chaumont, nous sommes en plus petit comité, sélectionnés avec précision. Nous sommes donc entre personnes très similaires. Je trouve donc que c’est plus facile de nous comprendre, l’ambiance est bonne que ce soit au lycée Saint-Louis, où je suis la plupart de mes cours, ou au Lycée Henri-IV, ou certains enseignements sont dispensés. Je ne trouve pas qu’il y ait de concurrence. Les plus forts aident ceux qui ont plus de difficultés", explique le jeune homme.


La transition entre Chaumont en Haute-Marne et Paris s’est faite en douceur pour Théo Gachet. Et pour cause, le jeune homme étudie tellement qu’il ne pourrait pas sortir, même s’il le souhaitait. "Je passe énormément de temps au lycée à travailler de 8 heures à 23 heures. Je n’ai plus le temps pour certains loisirs annexes. Je ne me sens donc pas particulièrement dépaysé. Même si ça peut parfois faire du bien de retrouver la campagne haut-marnaise et son calme pendant les vacances, qui restent malgré tout studieuses", confie-t-il.

Mais aussi parce que le jeune homme avait été bien préparé au Lycée Charles De Gaulle : " Deux de mes professeurs, M. Dumont en mathématiques et M. Boucquemont en physique-chimie m'ont énormément appris en cours, et en dehors notamment, en me permettant de participer aux olympiades de physique-chimie. C'est une grande chance que j'ai eue d'être si bien préparé à cette ambiance studieuse de prépa."

Je ne peux plus jouer aux jeux vidéo comme avant, je sors très peu.

Théo Gachet, étudiant en sciences



Lui, qui, il y a un an, se reposait beaucoup sur sa mémoire particulièrement performante pour obtenir de bons résultats et avouait travailler peu, à totalement changé son fusil d’épaule en 2021 :"Les cours sont plus rapides et poussés qu’au lycée, et en plus des cours à mémoriser nous devons brasser énormément d’exercices. Je ne peux plus jouer aux jeux vidéo comme avant, je sors très peu."


La politique ? Une nouvelle passion


Mais le jeune homme s’épanouit malgré tout et se découvre de nouvelles passions comme la politique par exemple : "Échanger avec les autres, débattre avec de nouvelles personnes qui me comprennent mieux me permet de développer mes idées politiques."

Aucun regret donc pour le jeune haut-marnais qui vise de grandes écoles aux États-Unis : "Je viens de valider ma première année et je termine même en classe étoile pour ma deuxième année. Ce qui signifie que je fais partie des premiers de ma classe. Ma deuxième année devrait passer encore plus vite."


Harvard ou le MIT


Par la suite, le jeune homme a pour projet d’intégrer une école d’ingénieur et compte bien aller jusqu’au doctorat, soit huit ans d’études, avec un passage par la case Etats-Unis : "Certaines écoles proposent des échanges avec le MIT ou l’université d’Harvard, mais je ne sais pas encore laquelle je choisirai, ni quand je partirai pendant mon cursus. Mais ce qui est sûr, c’est que ce projet reste important pour moi."

Pour les futures générations, le jeune homme conseille de croire en ses rêves. "Ayez de l'ambition, menez les combats qui vous semblent justes et restez toujours curieux", lance Théo Gachet. Avant d'ajouter : " Tout est intéressant si on y consacre assez de temps. Soyez motivés et concentrez-vous sur ce qui vous intéresse de la manière la plus personnelle, indisciplinée et originale possible."

Comme lorsqu'il étudiait à Chaumont, le jeune homme a créé des liens particuliers avec certains de ses professeurs de MPSI 5, ceux de mathématiques M. Combrouze et de physique-chimie Mme Gautier. 

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