Jean Rottner : “je déplore le climat dans lequel le débat alsacien se fait parfois”

Jean Rottner. / © MAXPPP.
Jean Rottner. / © MAXPPP.

Sauf coup de théâtre, Jean Rottner sera donc le nouveau président de la région Grand Est, après sa désignation à l'unanimité par la majorité régionale. Quel est son projet, ses ambitions? Il a répondu en exclusivité à France 3 Alsace.

Par Loïc Schaeffer et Éric Kleinhoffer

L'actuel maire de Mulhouse, vice-président du Grand Est et président du groupe de la majorité régionale, Jean Rottner a été, lundi soir, désigné à l'unanimité candidat à la succession de Philippe Richert à la tête du conseil régional. Il a réagi en exclusivité pour France 3 Alsace ce mardi midi.

Quel est le programme des prochains jours ?
"Cette désignation a eu lieu à l’unanimité, là où tout le monde nous voyait nous entredéchirer. Ça montre bien la responsabilité qui est la nôtre et notre capacité à faire un vrai travail d’équipe. J’aimerais aussi rendre hommage à Philippe Richert, qui est un grand homme politique alsacien, un grand homme politique français et toute l’estime que nous lui témoignons s’illustre aussi dans cette désignation, la mienne, pour lui succéder.

Dans les jours qui viennent, c’est juste un travail d’animation de l’équipe, de capitaine d’équipe qui fédère, qui écoute, qui prend en considération les attentes des uns et des autres sur un projet, qui sera proposé lors de mon élection définitive."

Philippe Richert a été bcp critiqué pour avoir « trahi » l’Alsace, comment allez-vous gérer cette tension entre l’Alsace et le reste de la grande Région ?
"On peut ne pas être d’accord les uns avec les autres, ce que je déplore, c’est le climat dans lequel parfois le débat alsacien se fait. On peut largement évoluer, transformer nos idées, réfléchir différemment, encore faut-il un cadre, une feuille de route, des ouvertures, des gens qui se rencontrent et des gens qui ont envie de travailler ensemble. Moi, je suis un homme d’action, un homme d’ouverture et c’est ce qui guidera mon action à la tête de la région."

Vous avez aussi évolué, vous étiez contre la fusion et aujourd’hui vous briguez la présidence du conseil régional…
"Peu de personnes étaient pour cette grande région, pour ce grand ensemble. Il a juste un cadre réglementaire qui est celui de la loi française des décisions prises par un gouvernement et une Assemblée nationale. Je suis légitimiste et dans ce cadre-là, je respecte les décisions prises par un gouvernement, même quand il n’appartient pas forcément à ma sensibilité politique."

"Mon rôle, mon action de maire, encore aujourd’hui, mon action de conseiller régional, ça a été de travailler pour mon territoire, alsacien, sud-alsacien, mais également d’inscrire cette démarche dans une vision beaucoup plus générale, celle du Grand Est. Etre dans le Grand Est, ce n’est pas être en contradiction avec la loi, avec les textes.  Aujourd’hui, l’Alsace, la Lorraine, la Champagne, les Ardennes sont dans un pays qui s’appelle la France et nous devons être respectueux de ce cadre national."

Vous allez devoir quitter vos fonctions de maire de Mulhouse....
"Oui, c’est une démarche qui se prépare, qui se réfléchit au sein d’une équipe. Nous l’avons fait au niveau du conseil régional. L’équipe municipale de Mulhouse a également entrepris ce travail et désignera mon successeur dans un travail d’équipe, de réflexion globale. Je resterai moi aussi présent au sein de cette équipe. Je tiens à mes bases locales, elles sont importantes."

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