La Cour des comptes épingle le TNS

La Cour des comptes a ausculté les coulisses financières de certains hauts lieux culturels en France dont le Théâtre national de Strasbourg (TNS). Le constat est sans ambiguïté : il faut limiter les dépenses et augmenter les recettes

Dans ce rapport, tous les théâtres nationaux en prennent pour leur grade. Il n'est pas question de gabegie ni de scandale mais le TNS, largement subventionné par l'Etat (85% de son budget provient du ministère de la culture) a une activité déficitaire. La Cour des compte a évoqué la récente couteuse et exceptionnelle période de double direction à la tête du théàtre, au moment de l'arrivée de Stanislas Nordey en 2015. Ce dernier n'avait pas pu succéder immédiatement à Julie Brochen qui avait engagé à l'époque un bras de fer avec le ministère de la Culture. Soulignés aussi dans le rapport, un vaste espace sans affectation au sein du théâtre, la mutualisation des sections décors et costumes du TNS avec d'autres théâtres et l'Opéra. Enfin la Cour demande une augmentation du prix des billets. Du côté du TNS, on fait remarquer que cette dernière demande irait à l'encontre de la mission d'ouverture réclamée par le ministère de la culture. Mais on reconnaît par ailleurs qu'il serait possible de mieux faire. Ainsi dès cette saison les spectacles sont davantage joués, rapporteront plus, avec plus de tournées, et dors et déjà le TNS s'est mis à la recherche de sponsors.

La Cour des comptes est allée ausculter les coulisses financières de certains hauts lieux culturels en France. Le Théâtre national de Strasbourg (TNS) en fait partie et le constat est sans ambiguïté : il faut limiter les dépenses et augmenter les recettes