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Licenciements collectifs : PSA Metz et Trémery seraient touchés

L'information a été révélée jeudi 18 janvier: selon une source syndicale -CGT de PSA Valenciennes-, la procédure de rupture conventionnelle collective chez le constructeur automobile toucherait de nombreux sites, dont ceux de Metz et Trémery.
Un salarié de l'usine PSA de Trémery a été diagnostiqué positif au coronavirus dimanche 8 mars, a annoncé la direction du site.
Un salarié de l'usine PSA de Trémery a été diagnostiqué positif au coronavirus dimanche 8 mars, a annoncé la direction du site. © Marion Lompageu/France 3 Lorraine

Le terme, l'abréviation, "RCC" (rupture conventionnelle collective) est désormais bien connu des organisations syndicales.

A PSA, le syndicat CGT de PSA Valenciennes indique, jeudi 18 janvier 2018 que cette nouvelle procédure toucherait plusieurs sites du groupe, pour un total de 1 300 postes.

En Lorraine, deux établissements pourraient être potentiellement touchés, Metz et Trémery.

A Metz, 34 postes seraient ciblés, contre 57 pour Trémery.

Un dossier que les organisations syndicales du groupe automobile suivent avec une attention soutenue.

Source : communication syndicale de la CGT de PSA Valenciennes.



Jean Rottner, président de la Région Grand Est, rencontre les salariés de PSA Metz-Trémery

Jean Rottner, Président de la Région Grand Est, a rencontré mercredi 17 janvier 2018, les représentants des salariés du Pôle industriel de PSA Metz-Trémery venus en intersyndicale solliciter son soutien pour la candidature de Metz.

En effet, le site de Metz, historiquement spécialisé dans la fabrication de boîtes de vitesse mécaniques, est candidat au sein du Groupe pour accueillir prochainement les nouveaux investissements productifs destinés à la fabrication de boîtes automatiques en vue d’équiper les futurs véhicules.

Jean Rottner a rassuré les salariés en soulignant la relation forte qu’entretient la Région avec ses industries, notamment avec le Groupe PSA, permettant de faire valoir tout l’intérêt d’investir industriellement dans le Grand Est.

 La compétence du personnel du groupe PSA à Metz, le savoir-faire, la position géographique, le soutien des collectivités et la qualité de l’écosystème régional sont autant d’atouts industriels et logistiques plaidant en faveur de la candidature messine » a rappelé Jean Rottner.


La décision de PSA devrait intervenir dans les prochaines semaines et s’inscrit dans une actualité favorable à l’heure où le Groupe annonce des résultats de vente historiques (+ 23% en 2017).

Avec 1,1 million de véhicules fabriqués en France, près de 2 millions de moteurs fabriqués à Trémery et près d’1 million de boîtes à Metz,
la Région forme le voeu que le Groupe PSA confirme le Pôle de Metz-Trémery pour son excellence et sa compétitivité.

Le communiqué de Denis Sommer, député (LREM) du Doubs
Denis Sommer est député de La République en Marche pour la 3ème circonscription du Doubs. C'est aussi un ancien salarié de Peugeot, ancien syndicaliste. Il a voté la loi travail qui permet cette rupture conventionnelle collective.

Voici le communiqué de Denis Sommer :

"Le groupe PSA s’apprête à mettre en place un plan de départs volontaires qui devrait concerner, pour l’essentiel, des personnels des ressources humaines, des études et des finances. Ce n’est pas le premier plan de PSA.Celui-ci sera négocié intégralement avec les syndicats et l’administration du travail devra donner son avis. Les ordonnances déterminent en effet un cadre de négociation clair pour les ruptures conventionnelles collectives.

Cela étant, ce projet qui sera discuté le 9 janvier appelle trois remarques de ma part.

1- Le plan de départs volontaires doit être ouvert aux personnels de production.Celles et ceux qui ont connu le travail posté, de nuit, en chaines de montage doivent pouvoir bénéficier des mesuresd’âge dans un cadre qui préserve leurs droits à la retraite.

2- Le site de production de Sochaux ne peut penser durablement son développement avec une politique de l’emploi essentiellement tournée vers l’intérim. Compter 50% du personnel de production en intérim, comme c’est le cas aujourd’hui, est contraire à l’esprit de ce type d’emploi. En outre, les coûts liés à la rémunération des sociétés de travail temporaire conduisent à une hausse de la masse salariale de 20 à 30%. Comment, dans ces conditions, la direction peut-elle prétendre que le coût du travail en France est trop élevé ? Délibérément, elle finance la précarité du travail alors qu’elle devrait parier sur la sécurisation des emplois par des embauches en CDI qui permettent la fidélisation des salariés, leur montée en compétences dans le temps et leur appropriation des enjeux industriels du groupe sur les moyens et longs termes.

3- La stratégie de PSA en matière de recherche et développementdoit être clarifiée. L’impact de l’achat d’Opel sur l’activité et l’emploi dans les centres de R&D en France et en Allemagne ainsi que la charge de travail future des Bureaux d’Etudes Extérieurs méritent des précisions dans une période où les constructeurs accélèrent leurs investissements sur la motricité électrique et la pile à combustible.

Sur ces trois questions, j’interrogerai Carlos Tavares dans les prochains jours."

Source : Catherine Eme-Ziri, France 3 Bourgogne Franche-Comté
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