Lorraine : quels départements vont accueillir la très chère flamme olympique?

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C'est la grande question du moment dans les départements, faut-il accueillir la flamme olympique dans le cadre des JO de Paris de 2024? Trop cher pour les Vosges et la Meurthe-et-Moselle alors que la Moselle est prête au contraire à débourser les 180 mille euros demandés.

Les athlètes vosgiens ont beau s'être distingués lors des jeux olympiques d'hiver qui viennent de s'achever à Pékin avec notamment la médaille d'or de Clément Noël en ski alpin, le département des Vosges a tranché. Il ne déboursera pas 180 mille euros pour voir passer quelques heures sur son sol la flamme olympique des Jeux d'été de Paris de 2024. Trop cher pour les Vosges, trop cher également pour la Meurthe-et-Moselle. La patronne du département Chaynesse Khirouni estime que la facture est vraiment trop salée: "Initialement, le conseil départemental était plutôt favorable au passage de la flamme olympique"

Nous aurions été très heureux d'accueillir la flamme. Ce que nous ne savions pas, c'était le coût de ce passage.

Chaynesse Khirouni, présidente du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle

"Nous avons considéré- et je considère- que ce coût est extrêmement élevé. 180 mille euros c'est le ticket d'entrée mais ce n'est pas le coût global car il y a tous les frais complémentaires qui ne sont pas intégrés". 

La Moselle déclare sa flamme aux JO

A contrario, la Moselle attend avec enthousiasme le passage de la flamme olympique qui va parcourir les routes de France entre avril et juillet 2024 avant son arrivée dans la capitale. " La Moselle a fait le choix de s'engager immédiatement " explique le président du conseil départemental de la Moselle Patrick Weiten.

Il y a un milliard d'habitants de la planète qui vont entendre parler de la flamme olympique. Le rejet de la flamme c'est un peu le rejet des valeurs de l'olympisme.

Patrick Weiten, président du conseil départemental de la Moselle

"Je suis intimement convaincu qu'on est dans un évènement qui a une dimension pédagogique, qui permet de rassembler les populations, de traverser les territoires ruraux. Il y a un milliard d'habitants de la planète qui vont, à un moment donné, entendre parler de la flamme olympique. Le rejet de la flamme c'est un peu le rejet des valeurs de l'olympisme, c'est ce que je regrette un peu." Pour que la facture soit plus digeste, le département a obtenu un étalement sur trois ans du règlement des 180 mille euros. 

La Meuse en phase de réflexion

Enfin du côté de la Meuse, on se laisse encore le temps de la réflexion. Le président du département Jérôme Dumont aimerait bien un tarif plus bas pour les départements ruraux comme le sien. D'autant plus que tous les détails du parcours de la flamme ne sont pas pour l'heure arrêtés:" Si on paye on est même pas sûr d'avoir un point d'étape dans notre département. Il peut n'y avoir qu'un passage. Si on la certitude qu'il y a une étape -un vrai évènement- je pense évidemment à Verdun, on fera certainement l'effort avec les collectivités mais si on a pas cette assurance on va y réfléchir à deux fois."

Rappelons que la flamme olympique a traversé la Lorraine à deux reprises, avant les Jeux d'hiver de Grenoble et d'Albertville. C'était en décembre 1967 et en janvier 1992.