Châlons-en-Champagne : septuagénaire étranglée, un homme de 25 ans écroué pour meurtre sur personne vulnérable

Dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Lucette Dupuis, 79 ans, retrouvée morte dans son appartement de Châlons-en-Champagne le 17 juin, un Châlonnais de 25 ans, qui s'était rendu à la police deux jours plus tard, a été écroué pour meurtre sur personne vulnérable ce dimanche 21 juin.
 

C'est dans cet immeuble que le drame a eu lieu à Châlons-en-Champagne.
C'est dans cet immeuble que le drame a eu lieu à Châlons-en-Champagne. © Layla Landry - FTV

Par l'intermédiaire d'un communiqué du procureur de le République de Reims, Matthieu Bourrette, on apprend que, ce dimanche 21 juin, un Châlonnais de 25 ans, Dylan Southeny, a été présenté devant un juge d'instruction et écroué pour meutre sur personnes vulnérable dans le cadre de l'enquête sur la mort de Lucette Dupuis. 

Le mercredi 17 juin au matin, la septuagénaire avait été retrouvée morte dans son immeuble, au 1 rue groupe libération Nord, à priori étranglée, au moyen de fils électriques. Une résidence sécurisée. Il faut un badge pour entrer. 

Un cambriolage qui a mal tourné

Les investigations confirmaient le meurtre, et la mort par strangulation, l’hypothèse d’un cambriolage ayant “mal tourné” étant privilégiée. "Deux jours plus tard, "un homme de 25 ans, Dylan Southeny, demeurant à Châlons en Champagne, se présentait au commissariat de Châlons et avouait le meurtre" de la veille dame, apprend-on part le communiqué du procureur de la République de Reims. Placé en garde à vue dans les locaux du SRPJ de Reims, il indiquait avoir voulu cambrioler chez cette dame, chez qui il avait travaillé dans le passé comme ouvrier pour divers travaux de peinture. Il expliquait qu’il avait quitté son emploi en février et qu’il était couvert de dettes, ce dernier élément étant ignoré de sa famille. Il avait alors envisagé ce cambriolage pour les payer."

De quoi en savoir plus également sur la manière dont l'homme s'est introduit dans l'appartement. "Il avait pu rentrer chez madame Dupuis le 16 juin après-midi, sans éveiller ses soupçons, en se faisant passer pour un employé de la société qui avait déjà travaillé chez elle, et en prétextant venir faire des constatations de présence d’amiante.

Selon lui, sans violence, il avait réussi à ramener jusque dans une chambre madame Dupuis, dans l’espoir d’être tranquille pour cambrioler les autres pièces. Elle avait alors chuté, et il lui avait assené un violent coup de coude au crâne. La voyant convulser au sol, pris de panique selon sa version, il avait alors décidé de l’étranger avec un fil électrique, cause effective du décès. Il avait ensuite continué de fouiller l’appartement, mais était parti sans rien prendre.

Il avait passé la journée suivante au Luxembourg avec sa sœur et sa petite amie, puis pris de remords, il avait avoué son meurtre à son frère et sa mère avant de se rendre. Devant les enquêteurs, il exprimait à plusieurs reprises ses regrets."

Aveux confirmés devant le juge 

Après s'être saisi de l'affaire étant donné sa nature criminelle, le parquet de Reims à ouvert une information judiciaire devant un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Reims du chef de meurtre sur personne vulnérable. "Dylan Southeny confirmait ses aveux devant le juge d’instruction et était mis en examen. Conformément aux réquisitions du parquet, le juge des libertés et de la détention le plaçait en détention provisoire."

Le jeune homme encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Célibataire et sans enfant, il n’est connu que pour un fait commis en 2018 de conduite sous l’empire d’un état alcoolique.

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