Covid 19 : colère à la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne, l'UFAP dénonce la visite d'une contrôleuse positive

A la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, l'inquiétude est mêlée de colère. Deux agents sont en arrêt maladie, en tant que cas contact. Des arrêts qui font suite au passage de la contrôleuse, qui a dû interrompre ses visites, après avoir été testée positive au Covid-19. 

La prison de Châlons-en-Champagne dans la Marne.
La prison de Châlons-en-Champagne dans la Marne. © Google maps

Les faits dénoncés par le syndicat UFAP pénitentiaire, remontent aux 8 et 9 mars dernier. En ce début de semaine, la contrôleuse des prisons est en visite d'inspection à la maison d'arrêt de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, pour s'assurer du bon fonctionnement de l'établissement. "Cela faisait 18 mois, voire deux ans qu'on ne l'avait pas vue", indique Nicolas Alter. Le surveillant est le représentant local du syndicat UFAP, à la maison d'arrêt. "Maintenant, on attend son retour, car elle doit terminer son rapport. Mais nous, on attend des explications. Ça cause. Tout le personnel est remonté".

Le syndicat précise, dans un tract, que la contrôleuse avait rapporté "à certains collègues qu'elle était souffrante, avec des symptômes de la Covid 19, depuis le dimanche".  Lundi 8 et mardi 9 mars, l'inspection avait pourtant commencé, mais le mercredi 9, la contrôleuse prévient l'établissement qu'elle est positive au virus. Elle est rentrée chez elle. Le chef d'infrastructure et le chef de la détention, cas contact, ont été placés en arrêt maladie. Cela fait 7 jours, ce 17 mars.

Une sanction demandée

"En tant que surveillants, on attend des explications. On espère une sanction", lance le représentant syndical. Nicolas Alter reproche à la contrôleuse d'avoir "potentiellement contaminé la maison d'arrêt, avec une maladie très contagieuse". Un tract a été adressé à la direction inter-régionale. Ce mercredi 17 mars au matin, la directrice de la maison d'arrêt n'était pas joignable.

A ce jour, aucun cas de Covid n'avait été signalé, dans cet établissement qui accueille actuellement 210 détenus, et dispose notamment d'un quartier pour femmes. Ce sont des personnes, en attente de jugement, ou des personnes condamnées à de petites peines. "Les détenus occupent les cellules de quelque dix mètres carrés, à deux ou trois, voire quatre. Avec l'épidémie, il y avait eu un désencombrement", souligne le représentant syndical, Nicolas Alter. Un tiers des personnels de la maison d'arrêt syndiqués, sont adhérents à l'UFAP. Les 2/3 restants sont adhérents au syndicat FO.

L'UFAP dénonce "l'inconscience (de la contrôleuse) pour avoir mis en danger, un établissement pénitentiaire". Pour ce syndicat , "c'est une honte". Contactée, l'administration pénitentiaire n'a pas encore réagi à nos sollicitations. 

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