Mouvement de protestation ce lundi matin devant les prisons des départements de Champagne-Ardenne. Suivant un mot d’ordre national, le personnel pénitentiaire manifeste contre l’aggravation des conditions de travail et un manque de sécurité croissant.
A Clairvaux, dans l’Aube, ils sont une centaine, depuis 6h ce matin, à bloquer l’accès à la centrale. Plus qu’un soutien au mot d’ordre national, les surveillants pénitentiaires protestent contre l’annonce de la fermeture de leur prison. Pancartes, feux et barrières de pneus ont été installés pour accueillir deux conseillers du ministère de la Justice, des proches du garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas. Le 27 avril dernier, le ministre avait annoncé la fin de Clairvaux, jugeant les conditions de détention inadaptées. «Je ne veux plus que les personnels soient contraints de travailler dans de telles conditions, pas plus que je ne souhaite que des personnes soient détenues dans des locaux aussi inadaptés.»
Les manifestants, des surveillants de la centrale de Clairvaux mais aussi des collègues venus de toute la France, ont été rejoint par des enfants de l’école voisine qui ont entonné une Marseillaise devant le portail de la prison.
Les deux conseillers, rejoints par le directeur adjoint de l'Administration Pénitentiaire ont visité le site de Clairvaux ce matin en compagnie de nombreux élus du territoire comme Nicolas Dhuicq, député de la circonscription de Bar-sur-Aube ou David Lelubre Président de la communauté de communes locale.
Voir notre reportage diffusé dans le JT 19/20 de ce lundi 9 mai 2016
Les précisions de notre journaliste, Tiphaine Le Roux ce lundi 9 mai à midi.
Parloirs, cellules, quartier médical ou quartier disciplinaire : une grande partie de l'établissement a été passe en revue. La délégation d'une trentaine de personnes a pu constater que les bâtiments abritant les détenus construits pour l'essentiel dans les années 70 ne sont certes pas ultramodernes mais propres et fonctionnels. Après une discussion avec le directeur Dominique Bruneau, les conseillers sont reçus dans le bâtiment des Convers pour un échange, à huis clos, avec les surveillants.
A 18h 30, Philippe Richert, le président de la Région Grand-Est, devait également se rendre sur place.
Mouvement à Châlons-en-Champagne
Ils ne sont qu’une dizaine devant la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne. Mais le dispositif se veut très visible. Palettes en feu, également depuis 6h ce matin les surveillants bloquent l’entrée. Deux incidents majeurs sont venus renforcer la colère du personnel. Au cours de la dernière année, lors d’interventions de maîtrise deux gardiens ont été blessés aux doigts. L’un s’est fait mordre violemment : tendons sectionnés, il a dû être hospitalisé. Le deuxième a eu deux doigts cassés.Les surveillants protestent contre cette hausse de la violence des détenus envers les surveillants sur ces derniers mois, le manque de moyen pour y faire face et la multiplication des missions de surveillance.
Ils ne sont qu’une dizaine devant la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne. Mais le dispositif se veut très visible. Depuis 6h ce matin, des palettes bûlent et les surveillants bloquent l’entrée. Deux incidents majeurs sont venus renforcer la colère du personnel. Au cours de la dernière année, lors d’interventions de maîtrise deux gardiens ont été blessés aux doigts. L’un s’est fait mordre violemment : tendons sectionnés, il a dû être hospitalisé. Le deuxième a eu deux doigts cassés.