Marne : tentative de meurtre et violences conjugales à Epernay, le compagnon mis en examen

Publié le
Écrit par Vincent Ballester .

Une violente altercation s'est produite en pleine rue dans la matinée du lundi 15 août, à Épernay (Marne). Elle concerne un couple marqué par des violences conjugales. Le compagnon est suspecté d'avoir tenté d'étrangler son beau-père et poignardé le cousin de sa concubine.

Un individu a été découvert dans la matinée du lundi 15 août 2022, avec une blessure à l'arme blanche au thorax. Cette attaque au couteau est qualifiée de tentative de meurtre par le parquet de Reims (Marne), par voie de communiqué reçu par France 3 Champagne-Ardenne ce jeudi 18 août. Les faits se sont produits sur l'avenue de Champagne, principale artère d'Épernay (Marne), tout près de la maison Pol Roger.

Quatre personnes ont été identifiées dans cette affaire :

  • la concubine, elle serait victime de violences conjugales
  • le père de la concubine, étranglé pendant la bagarre
  • le cousin de la concubine, poignardé (il s'en est sorti)
  • le compagnon, principal suspect

Déroulé des faits

Cette affaire s'est déroulée en deux temps. La police a été appelée le soir du dimanche 14 août au domicile de la concubine et de son compagnon. Le voisinage évoquait un "différend conjugal". Le couple a expliqué aux forces de l'ordre qu'il s'agissait "d'une dispute sans violence", nonobstant le fait que la concubine a dû se rendre à l'hôpital pour "une blessure à l'œil".

Le matin du lundi 15 août, une partie de la famille de la concubine s'est rendue au domicile conjugal pour récupérer ses affaires, et "s'assurer de la séparation du couple". Étaient notamment présents le père et le cousin de la concubine. Ils ont été impliqués tous les deux dans une "violente dispute" avec le compagnon, émaillée de violences physiques de part et d'autre.

Le compagnon et le père ont été arrêtés et placés en garde à vue. L'état du cousin, 21 jours d'incapacité totale de travail (ITT), était trop grave pour qu'il le soit lui aussi (voir l'avenue de Champagne sur la carte ci-dessous).

Bilan des interrogatoires

Les témoins auditionnés par la police ont rapporté que le père et le cousin de la concubine auraient porté des coups au compagnon. Le père a effectivement reconnu avoir frappé le premier. Ses coups n'ont pas occasionné d'ITT, et le compagnon aurait alors riposté. Toujours selon les témoins, il aurait menacé "de crever" le père, et poignardé le cousin.

Le compagnon a reconnu les violences conjugales sur sa concubine, mais s'en estime également victime puisqu'il les qualifie de "réciproques". Il admet également d'avoir fait tomber puis "tenté" d'étrangler le père. Ce dernier a été blessé, à hauteur de deux jours d'ITT.

En revanche, le compagnon nie catégoriquement d'avoir voulu tuer le père. C'est également le cas pour le cousin : il a expliqué "avoir pris le couteau pour faire peur" au cousin.

Conséquences judiciaires

L'enquête a été diligentée par parquet de Châlons-en-Champagne (Marne) et menée par le commissariat de police d'Épernay. Le parquet de Reims a ensuite repris l'affaire, les faits reprochés au compagnon étant de nature criminelle. Ce dernier sera jugé. Il est accusé de "tentative de meurtre" sur le père et le cousin de sa compagne, et de "violence par concubin" (avec récidive) sur celle-ci. Il a été incarcéré en attendant le procès et encourt 30 ans d'emprisonnement. Son casier judiciaire fait état de quatre condamnations pour "atteintes aux personnes" depuis 2018.

Le père de la concubine va également passer devant la justice. Il sera entendu quant à lui pour "violence en réunion" (sans causer d'ITT) sur le compagnon : il risque trois ans de prison. Son casier est vierge. Il a été remis en liberté en attendant le procès, mais il a interdiction d'entrer en contact avec les protagonistes de l'affaire.

Le cousin n'est pas à l'abri d'être jugé pour les mêmes motifs que le père, une fois qu'il sera rétabli.

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