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Le beach soccer trouverait-il sa place dans le Grand Est ?

Plus acrobatique et plus physique, le beach soccer tente de sortir des plages françaises / Parc de Champagne, le 12 août 2018 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Plus acrobatique et plus physique, le beach soccer tente de sortir des plages françaises / Parc de Champagne, le 12 août 2018 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

Ce weekend, le beach soccer est à l'honneur avec l'organisation des phases finales au Parc de Champagne à Reims. Ce type de football, qui se pratique sur du sable, gagne de plus en plus de terrains hors des littoraux. La Ligue du Grand Est fait d'ailleurs bonne figure pour ces phases finales.
 

Par FM

Les championnats de France de Beach Soccer se déroulaient jusqu'à dimanche au Parc de Champagne de Reims. Preuve qu'il n'y a pas besoin de la mer pour pratiquer cette discipline importée en 1999 : deux des équipes finalistes du championnat masculin viennent du Grand Est. C'est d'ailleurs une volonté de la part de la fédération française de football : exporter la discipline hors des littoraux.
 
 

Le Grand Est bien représenté


Une exportation qui fonctionne, puisqu'aujourd'hui il existe une centaine de clubs de beach soccer à travers la France. Pour les dixièmes de finales, huit équipes sont qualifiées, dont deux de la région Grand Est : les Lorrains d'Amnéville CSO et le BT Trois Frontières en Alsace. Ce sont les deux seuls clubs de la compétition à venir d'une ville hors littoral, et ils terminent respectivement troisièmes et deuxièmes de la compétition.
 

Compétition masculine de beach soccer



Ce samedi, en milieu d'après-midi, les Alsaciens ont remporté tous leurs matchs face à deux clubs situés en bord de mer. Contre l'AS d'Etaples, appelée aussi Etaples-sur-Mer, les Alsaciens se sont imposés 7-3, puis ils ont confirmé leur avance en battant 11-3 le Montpellier Hérault BS. Finalement, les Alsaciens du BT Trois Frontières se sont inclinés 3-10 face à la Grande-Motte.

Quant aux Lorrains d'Amnéville, pas de quoi pâlir : ils terminent troisième de la compétition. Face à la Vendée ce vendredi, ils ont très bien commencé leurs phases de poule en l'emportant 7 à 2. En revanche, moins bonne performance ce samedi avec une défaite contre la Grand-Motte Pyramide BS 3 à 7.
 

Beach soccer, compétition féminine


Côté femmes, les interligues de beach soccer ont débuté ce samedi. En tout, quatre ligues sont représentées : celle du Grand Est, de l'Occitanie, des Hauts-de-France et de Méditerranée. Là encore, les joueuses du Grand Est sont les seules à ne pas posséder de façade maritime, et elles terminent deuxièmes de la compétition. 

"Pour le moment, nous en sommes toujours à une phase de développement", explique le conseiller technique régional dans le Grand Est, Patrice Feys. Problème : pour se développer, il faut des terrains. Les infrastructures ne sont pas encore très nombreuses dans la région : seuls Amnéville, Muespach et la base nautique de Solan en disposent pour le moment. "C'est pourquoi nous en avons installé quatre nouveaux cette année : les deux au parc de Champagne qui resteront en permanence, un à Dienville dans l'Aube et un à Strasbourg."

Des règles de jeu différentes


Si le sable a remplacé la pelouse, ce n'est pas la seule différence entre les deux disciplines. Pour les joueurs de beach soccer, ces championnats de France ne sont pas comme les autres : un match se joue à 5 contre 5 et dure 3 fois 12 minutes.

Les joueurs sont tous des footballeurs, cependant, ils jouent différemment sur le sable. La technique diffère, mais "il faut plus de qualités physiques pour être un bon joueur de beach soccer", explique Yannick Fischer, joueur au FC St-Médard-en-Jalles qui évolue en équipe de France de beach soccer.
 

► Retrouvez le reportage d'Odile Longeuval et Raphaël Doumergue :


 

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