Une centaine de personnes ont marché en hommage à Dylan, tué par balle à Reims

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Écrit par Florence Morel
Une centaine de personnes ont défilé dans les rues Reims, entre le palais de justice et la rue Pierre-Mougne dans le quartier Châtillons
Une centaine de personnes ont défilé dans les rues Reims, entre le palais de justice et la rue Pierre-Mougne dans le quartier Châtillons © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

Ils étaient une centaine à marcher ce dimanche 12 mai. Ils sont partis du palais de justice de Reims jusqu'à la rue Pierre-Mougne, où Dylan, 24 ans, a été tué d'une balle dans la poitrine le soir du lundi 6 mai.

Emotion, colère et recueillement. C'est le cœur serré qu'une centaine de personnes ont marché dans les rues de Reims ce dimanche 12 mai. Ils ont parcouru presque six kilomètres du palais de justice à la rue Pierre-Mougne, dans le quartier des Châtillons, où Dylan, 24 ans, perdait la vie dans le soir du lundi 6 mai, tué d'une balle dans la poitrine. Une trentaine a imprimé des photos de la victime. Certains ont dessiné des cœurs sur leur t-shirts blancs, d'autres ont inscrit "Petit ange parti trop tôt", les yeux sont rougis par l'émotion.

Qu'il repose en paix. Il ne méritait pas de partir, c'était un mec en or un père de famille. Très gentil, toujours avec le sourire. Il est parti ici, c'est important de venir ici, en son hommage. Moi je ressens de la colère, de la tristesse, du manque. Il était jeune et avait encore son avenir devant lui. Il va nous manquer.
- Dylan, meilleur ami de Dylan et coorganisateur de la marche.

 

Agées de 20 et 21 ans, Sarah, Coralie et Lucie ne masquent pas leur peine. "On était un peu comme ses petites sœurs", soulignent-elles en chœur. "C’était un peu le grand frère du quartier", dit l'une. Quand Coralie a appris la nouvelle, ça l’a "achevée". "Tous les souvenirs reviennent, renchérit Lucie. Il défendait toujours tout le monde. Même sa propre chair. Et il a dû se faire tuer."
 

Au pas de course, certains se tiennent par les épaules, d'autres osent à peine s'arrêter pour pleurer. Arrivés au numéro 32 de la rue Pierre-Mougne, là où Dylan est décédé, les proches ne parviennent plus à contenir leur émotion. Le père s'agenouille, crie, pleure. Un petit groupe le serre dans les bras. D'autres hurlent des menaces. Le petit groupe les calme.

A ses côtés, deux des organisateurs de la marche, qui se présentent comme ses meilleurs amis, posent des fleurs et des bougies. Aurélie monte sur les épaules d'un de ses amis et scotche une photo de Dylan au-dessus de la porte du hall du 32.
 

Après quelques minutes de flottement, elle prend la parole, trémolo dans la voix : "Toi qui as pris soin de nous, laisse-nous te dire que tu es notre frère à vie. Tu nous manques horriblement."
 

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