Coronavirus : des Rémois lancent une application d'entraide, "Garder le cap"

Nourriture, pharmacie, promenade du chien...Depuis la fermeture des établissements scolaires et crèches,  Frédérik Istace et toute son équipe ont cogité … très vite. Ces professionnels se sont lancés un défi : créer en un temps record une plateforme de services : Garder le cap. 
 
L'application Garder le cap, une application d'échanges de services
L'application Garder le cap, une application d'échanges de services © Squirrel
Il leur aura fallu trois jours et trois nuits pour mettre au point dans l'urgence une première version de Garder le cap. Des journées non-stop. "Les deux développeurs ont travaillé vendredi, samedi et dimanche en relai dès l'annonce de la fermeture des écoles," explique Elodie Istace – Lentrebecq, collaboratrice et épouse de Frédérik Istace, directeur de l'agence de développement mobile à l'origine du projet.
 
Le principe de cette application : mettre en relation les besoins par géolocalisation en 3 étapes.
1- Je crée mon profil en précisant si je recherche ou je propose.
2- Je regarde si j'ai un résultat dans mon périmètre.
3- Je rentre en contact par le biais d'un tchat. "C'est vraiment une application solidaire, on a fait au plus simple. L'idée, c'est de lancer un grand élan en centralisant les demandes."
 
Visuel explicatif de l'application Garder le cap
Visuel explicatif de l'application Garder le cap © Squirrel

Les services qui peuvent être échangés sont multiples : nourriture, pharmacie, promenade du chien ou encore garde d'enfants. Exemples : « je prépare ma commande de drive pour fin de semaine qui est intéressé ? » ou encore « Mon père de 86 ans habite dans votre quartier, pouvez-vous lui déposer quelques courses ? » Leur but est de réduire le nombre de sorties et donc les risques de contamination. "On va d'ailleurs travailler avec le #restezchezvous", précise Elodie.
 

" L'idée est d'encourager la citoyenneté, d'encourager l'entraide " 

L'élément déclencheur pour ce couple : l'annonce de la fermeture des établissements scolaire. "En tant que jeunes parents, on a voulu aider les personnes qui allaient avoir besoin de gardes urgentes." Mais très rapidement, les annonces se suivent et se durcissent. Ces Rémois pensent aux personnes fragiles et décident d'élargir le champ des services.
 
En haut, Frédérik Istace, fondateur de Squirrel, une agence de développement d'applications mobile. En bas, les deux développeurs qui l'ont accompagné dans ce projet, Axel Chandelier et Gaël Ferrand.
En haut, Frédérik Istace, fondateur de Squirrel, une agence de développement d'applications mobile. En bas, les deux développeurs qui l'ont accompagné dans ce projet, Axel Chandelier et Gaël Ferrand. © Elodie Istace-Lentrebecq

"On a aussi voulu agir en tant que citoyen. J'ai un voisin de 86 ans qui vit seul. Son fils est confiné à Paris et la personne qui fait ses courses ne vient plus." Pour Elodie, cette application s'adresse aussi à l'entourage des personnes isolées surtout si ces dernières n'ont pas accès à Internet ou ne savent pas s'en servir. "Le fils peut chercher quelqu'un pour faire les courses de son père."

Ces professionnels pensent aussi à tous les soignants mobilisés en première ligne. Cette plateforme a également été créée pour les décharger des tracas du quotidien. "Si je peux leur faciliter la vie et leur déposer des courses, je le ferai", conclut Elodie. 
 
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