Coronavirus : voici comment les étudiants en santé (médecine, pharmacie…) passent leur concours à Reims

1 200 étudiants en PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) ont été convoqués à partir du 22 juin pour quatre jours d'épreuves à Reims. Des épreuves qui se déroulent dans le respect des règles sanitaires, toute une organisation. 
 

En raison du coronavirus, les étudiants Rémois en PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) planchent sur leurs épreuves du 22 au 25 juin dans des conditions particulières.
En raison du coronavirus, les étudiants Rémois en PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) planchent sur leurs épreuves du 22 au 25 juin dans des conditions particulières. © Cécile Banasik / France Télévisions

"Mettez vos masques" lance le doyen de la faculté de médecine Bach-Nga Pham. À l'entrée de la Halle des Sports Universitaires, quartier Croix-Rouge à Reims, elle surveille l'arrivée des étudiants qui passent le concours de la première année commune aux études de santé (PACES). Tous ont reçu une liste de consignes sanitaires en même temps que leur convocation : garder un mètre de distance entre chaque, port du masque obligatoire, etc.

La crise du coronavirus a bouleversé toute l'organisation. En temps normal, les 1 200 participants sont convoqués dans un seul et même lieu : le Parc des Expositions. Cette année, le groupe a été divisé en deux. Un challenge pour l'université qui a aussi prévu une salle pour ceux qui seraient porteurs de la maladie ou en suspicion. "Un étudiant s'est déclaré porteur du covid. Il sera donc isolé pour ne pas prendre de risques, confirme le doyen. C'est important pour eux de pouvoir concourir. Ils engagent leur avenir professionnel."

Les étudiants doivent respecter un parcours signalisé pour accéder à la salle d'examen en respectant les règles de distanciation.
Les étudiants doivent respecter un parcours signalisé pour accéder à la salle d'examen en respectant les règles de distanciation. © Cécile Banasik / France Télévisions

Une organisation alourdie

De telles mesures ont l'air de rassurer. "Même si on est beaucoup, les règles sanitaires sont respectées. On ne prend pas vraiment de risques", estime Amine Hales, étudiant en pharmacie. Le parcours qui mène à la salle d'examen est ponctué de marquages rappelant les règles et le sens de circulation à respecter. Des protections supplémentaires sont également données à chacun.

On distribue aux étudiants une lingette désinfectante, un masque et un sac poubelle pour mettre leurs déchets à l'issu de leurs épreuves.

Virginie Brule-Pintaux, Chef du service administratif

La mise en place de ce dispositif a demandé en amont plus de trois semaines de réflexions alors que ce concours s'avère déjà difficile à préparer. "Ça alourdit considérablement les choses. Les épreuves ont été rapprochées pour qu'il n'y ait pas trop d'allées et venues. C'est plus compliqué que les autres années", juge Dimitri Papathanasiou, le vice-président du jury. Tout s'est fait en lien avec le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

Par un tweet, l'Université de Reims Champagne-Ardenne souhaite bon courage aux étudiants.

Cela ne semble pas ajouter du stress au stress de l'examen. Les étudiants acceptent de se plier à ces nouvelles règles et pour beaucoup, la différence n'est pas flagrante. Pour Brice Dautruche, étudiant en pharmacie : "Ça ne change pas grand-chose par rapport à d'habitude. On a toujours une table éloignée des autres." "La salle est toujours grande, on a juste des masques", confirme Chloé Bécard, étudiante en médecine.

Un concours en ligne ? Inimaginable

Pour cette jeune fille, la surprise réside plus dans le fait d'être physiquement présente pour passer ce concours, un mois après la date initialement prévue. "Je pensais vraiment le passer en ligne. Du coup, je croyais que ça allait être plus facile, mais non, rigole-t-elle. Mais pour la sélection, c'est mieux de le faire sur table." Un avis largement partagé par le doyen. "C'était impensable de ne pas le faire en présentiel. On n'a pas la possibilité de surveiller ce qui se passe et ça serait totalement inégalitaire."

Face à l'informatique, tout le monde n'a pas les mêmes facilités. À l'écrit, on est quasiment tous égaux, c'est mieux.

Amine Hales, étudiant en pharmacie

Une fois assis à un mètre de distance, il n'est pas encore question pour ces étudiants d'enlever leur masque. Les surveillants distribuent les copies tant attendues. Ce n'est qu'au signal "Retournez les feuilles", qu'ils peuvent enfin se découvrir le visage et faire face à leur QCM de physiologie. Une première épreuve d'une heure. La première d'une longue série étalée sur quatre jours du 22 au 25 juin.

 

 

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