EN IMAGES - Reims, découvrez la nouvelle patinoire du complexe aqualudique

Les enfants intéressés par une inscription à « l’école de glace » ont pu découvrir la nouvelle patinoire rémoise ce mercredi 6 janvier. Une surface de plus de 1.000 m2, en intérieur et extérieur. Résolument ludique, le lieu propose une découverte du patinage via le jeu et l’échange

Les enfants, même les plus jeunes, ont testé les plaisirs de la glisse. Un avant-goût des sessions organisées dès le 9 janvier pour les enfants
Les enfants, même les plus jeunes, ont testé les plaisirs de la glisse. Un avant-goût des sessions organisées dès le 9 janvier pour les enfants © Vincent Thollet/France Télévisions

Patins aux pieds, ils rentrent timidement sur la glace, sous l’oeil inquiet de leurs parents. D’abord quelques pas maladroits, puis les premiers plaisirs de la glisse. Ils sont ainsi une cinquantaine d’enfants et adolescents à pouvoir tester la patinoire du nouveau complexe aqualudique de Reims (UCPA Sport Station) durant toute la journée de ce mercredi 6 janvier. Une escapade sur les quelques 1.100 m2 de glace, dont presque 300 m2 en extérieur. Objectif pour l’UCPA, l’exploitant des lieux : recruter en vue de l’ouverture de son « école de glace », dont les sessions doivent commencer dès le samedi 9 janvier.  

"Il y a de la musique, beaucoup de lumières et des jeux !»  

Juliette, 9 ans

 

« J’aime bien. C’est grand, on a beaucoup d’espace pour patiner, en passant de l’intérieur à l’extérieur. Et il y a plein de parcours pour slalomer ! », se félicite Romain 10 ans, qui en est à sa troisième expérience du patinage. Lui néanmoins ne pense pas s’inscrire, son emploi du temps étant déjà trop occupé par l’escalade. 

Posée sur un stabilisateur qui fait aussi office de chaise, Justine, 5 ans, est consciencieusement promenée sur la glace par sa grande soeur Juliette. « J’aime quand ma soeur me pousse. Sinon, ça me fait un peu peur de glisser » , explique-t-elle. Juliette, elle, est heureuse de s’essayer au patinage, surtout qu’il y a ici « de la musique, beaucoup de lumières et des jeux ».  

Une partie extérieure de presque 300 m2 de glace complète la patinoire rémoise
Une partie extérieure de presque 300 m2 de glace complète la patinoire rémoise © Vincent Thollet/France Télévisions

La patinoire se veut en effet résolument ludique, et ressemble plus à une discothèque un peu frisquette qu’à un véritable terrain de sport. Un DJ module l’ambiance musicale, les lumières des spots courent sur la glace. Un bar en bord de piste et une boule à facette -immobile pour cette première- annoncent des moments prometteurs. 

 

Sessions hebdomadaires pour les enfants de 3 à 16 ans  

Pour l’instant, Sylvian Couvreux, responsable de l’animation, accompagne les premiers pas sur la glace. C’est lui qui encadrera les sessions de l’école de glace à partir du samedi 9 janvier. Des cours hebdomadaires d’une heure divisés en cinq niveaux pour les enfants de 3 à 16 ans. « Là, je leur donne les bases. Placer ses pieds et appréhender la glace. Je leur apprends aussi à ne pas paniquer quand ils tombent.» Un parcours de slalom avec plots et barres est aussi en place. « Quand les sessions auront démarré, on avancera. J’apprendrai aux plus grands à déraper et patiner sur un seul pied. On fera aussi des jeux d’équipe. On peut aussi imaginer un tremplin, et pourquoi pas un peu de hockey.»

De quoi faire trembler les clubs de sports de glace, qui resteront cantonnés aux patinoires Barot et Albert 1er pour leurs entraînements. De quoi frustrer aussi les scolaires qui, contrairement à la piscine, n'auront pas accès à la patinoire. 

L'ambiance musicale est assurée par un DJ. Jeux de lumières et projections sur un écran géant sont aussi possibles
L'ambiance musicale est assurée par un DJ. Jeux de lumières et projections sur un écran géant sont aussi possibles © Vincent Thollet/France Télévisions

Après cette première heure d’initiation, Aurélie, maman de Sacha 9 ans, est ravie. Va-t-elle inscrire son enfant ? « La suite, on va en discuter dans la voiture », élude-t-elle. Mais le premier constat est positif : « C’est très progressif, il y a une évolution sur toute l’heure. Les enfants commencent à voir déjà comment ils se sentent sur la glace. Puis ils peuvent attaquer le parcours. Ils ne tournent pas en rond ». 

S’inscrire ? « Un grand oui ! » pour Hyelena, 9 ans. Son père de son côté apprécie de voir sa fille « s’amuser avec de bonnes protections » . Un casque est obligatoirement fourni, genouillères et coudières sont aussi disponibles. 

Il faut que ce site devienne le lieu d’aventure des Rémois

Audrey Chazerand, directrice du complexe aqualudique

 

Dès samedi, les premières sessions de l’école de glace doivent donc débuter. Les horaires initialement prévus ont été chamboulés par le couvre-feu . « Vu qu’il est impossible d’accueillir les enfants après 18 heures, on a cherché des créneaux le mercredi et le samedi », explique la directrice du complexe aqualudique, Audrey Chazerand. 

La suite ? Quand la situation sanitaire le permettra, l’ouverture au grand public du mercredi au dimanche. Avec des nocturnes prévues jusqu’à minuit les jeudis, vendredis et samedis soir. L’été, l’espace occupé par la patinoire laissera place à des parcours d’escalade et de l’accrobranche. « Il faut que ce site devienne le lieu d’aventure des Rémois. Un lieu pour partager et faire du sport », insiste la directrice.

Avec les parties piscine et désormais patinoire, le complexe aqualudique n'est encore que très partiellement accessible au public
Avec les parties piscine et désormais patinoire, le complexe aqualudique n'est encore que très partiellement accessible au public © Vincent Thollet/France Télévisions

Après la partie piscine, partiellement ouverte -1 seul bassin sur 5 - en novembre dernier pour les scolaires, la patinoire franchit donc aussi le cap. Manque encore les espaces fitness et balnéo, le restaurant, et les jeux de raquette. Pour l’instant, les enfants sont les seuls utilisateurs du centre. Autant dire que l’affluence prévue de 1.500 personnes par jour est loin d’être atteinte. Et l’épidémie ne laisse aucune perspective de large ouverture dans les semaines qui viennent.

Pragmatique, Audrey Chazerand parie sur l’avenir en martelant que « les gens ont besoin de loisirs ». Pour l’instant, la plupart des presque 60 salariés embauchés sont en chômage partiel. Le lieu, financé à hauteur de 50 millions d’euros par le Grand Reims, montre ses atours, mais attend ses jours radieux. 

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