Déconfinement : Jean Castex et Bruno Le Maire à Reims pour la réouverture des commerces "non essentiels"

Le Premier Ministre et le Ministre de l’Economie se sont déplacés dans la Cité des Sacres ce matin, samedi 28 novembre, pour en quelque sorte parrainer la réouverture des commerces contraints à la fermeture depuis le deuxième confinement. 
 
Le Premier ministre Jean Castex, à Reims, avec le maire Arnaud Robinet et Vincent Mansencal, président des Vitrines de Reims.
Le Premier ministre Jean Castex, à Reims, avec le maire Arnaud Robinet et Vincent Mansencal, président des Vitrines de Reims. © Matthieu Mercier, FTV
Ils sont arrivés par le train ce samedi 28 novembre. Accueillis par la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin et le maire de la ville, Arnaud Robinet, le Premier Ministre Jean Castex et le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire sont allés à la rencontre des commerçants, artisans locaux et des clients qui ne voulaient pas manquer cette reprise, dès la levée des rideaux. Après un mois de confinement, lié à la crise sanitaire du Covid-19. 

Quatre week-ends avant Noël, les professionnels étaient impatients de pouvoir reprendre leur activité. Certains cependant doivent encore attendre le 20 janvier. Il s’agit des restaurants, bars et cafés. Le Premier Ministre a promis de les accompagner jusqu’à cette date. Et déjà, le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a annoncé  que la limite du fonds de solidarité était porté de 100.000 à 200.000 euros, en fonction du chiffre d’affaires, ce qui permettra à d’avantage de professionnels de bénéficier de cette indemnisation.
 
Echanges nourris entre le Premier ministre et le président des Vitrines de Reims, avec au centre le maire de Reims. Ce samedi 28 novembre.
Echanges nourris entre le Premier ministre et le président des Vitrines de Reims, avec au centre le maire de Reims. Ce samedi 28 novembre. © MM. FTV
Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims avec le ministre de l'économie, Bruno Le Maire à Reims, le 28 novembre.
Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims avec le ministre de l'économie, Bruno Le Maire à Reims, le 28 novembre. © FTV
 
La cohue devant le magasin de jouets, dans lequel s'est rendu le Premier ministre.
La cohue devant le magasin de jouets, dans lequel s'est rendu le Premier ministre. © FTV
Premier ministre et ministre des finances en visite auprès des commerçants à Reims, le 28 novembre.
Premier ministre et ministre des finances en visite auprès des commerçants à Reims, le 28 novembre. © FTV



Place Drouet d’Erlon, puis Passage Subé, ou encore rue de Vesle, les deux membres du Gouvernement sont allés à la rencontre de gérant de café, de coiffeur, de responsable de maroquinerie, pour échanger. Le Premier Ministre l’a encore rappelé : " Grâce à des efforts collectifs, notre situation s’améliore. Nous affinerons les règles par la concertation, en fonction de l’évolution. On est bien conscients des difficultés que rencontrent les professionnels. Notre objectif, c'est à la fois de protéger la santé des Français et de sauver l'économie, d'être solidaires".  Avant de se rendre à la mairie pour y rencontrer les élus locaux, le Premier Ministre Jean Castex avait confié que son premier geste avait été de se faire couper les cheveux.
 
 

"Une belle avancée"

Le Président des Vitrines de Reims a été l’un des premiers à rencontrer Jean Castex, à son arrivée, ce matin, à Reims. L’échange qu’il a eu avec le Premier Ministre lui a mis du baume au cœur. "L’horizon aujourd’hui est en train de s'éclaircir pour tous nos commerces. Il y a eu des annonces fortes.Une aide au- delà de 50 employés, mais aussi d'une aide financière  au-delà de 200.000,00 € pour les gros groupes. Pour les personnes qui ont plus de 50 salariés, c'est quand même une belle avancée. Et cette annonce a été réservée pour la ville de Reims. Nous serons aidés au- delà de 2021, au- delà de 2022 par des aides, par des fonds de solidarité qui ont été déjà beaucoup, beaucoup revus à la hausse et ça n'évitera malheureusement pas quelques faillites, mais le moins possible serait le mieux. Il a quand même dit qu'il faudrait rembourser un jour, c'est ça le problème. 
 
Le maire (LR) de Reims, Arnaud Robinet a longuement échangé avec Bruno Le Maire, (sur la photo à sa gauche) ministre des finances, de la même famille politique que lui.
Le maire (LR) de Reims, Arnaud Robinet a longuement échangé avec Bruno Le Maire, (sur la photo à sa gauche) ministre des finances, de la même famille politique que lui. © FTV


En effet, le Prêt Garanti par l’Etat (PGE) que nous devions rembourser pour les restaurateurs et pour les commerçants à partir du mois de mars 2021 a été repoussé à 2022, donc nous n'aurons que les intérêts à rembourser, ce qui représentera une petite somme. Je pense que ça va permettre de donner un petit coup de souffle à pas mal d'entreprises,  mais aussi aux petits commerces". 

 
Vincent Mansencal, président des Vitrines de Reims

Autour du cortège et des journalistes, certains commerçants en colère ont tenté d'interpeller le Premier ministre. Certains sont arrivés à l'approcher pour lui faire part de leur inquiétude. D'autres ont sorti des pancartes en signe de protestation. La déambulation a duré une petite heure. 
 
Des commerçants en colère à Reims, lors de la visite du Premier ministre Jean Castex.
Des commerçants en colère à Reims, lors de la visite du Premier ministre Jean Castex. © Nicole Fachet, FTV


"Reims comme la France, s'est toujours relevée"

Reste une autre question, est-ce-que les consommateurs vont se précipiter chez les commerçants ?
La reprise est aussi liée au pouvoir d'achat, au moral des ménages. Pour l'heure, la question est sans réponse.
Quant à la raison de cette venue à Reims, alors que la ville de Chartres avait été d'abord envisagée, elle s'explique peut-être par le mot écrit par le Premier ministre sur le livre d'or de l'Hôtel de Ville de Reims, à l'issue de sa visite. Lors d'un échange dans le bureau du maire, pour évoquer les dossiers en cours dans le territoire de Reims. 
 

"La France est née à Reims et Reims a traversé les plus grandes épreuves de l'Histoire de France. Mais Reims, comme la France, s'est toujours relevée. A l'heure où notre pays traverse une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle, je vois dans cette ville maintes fois reconstruite, un symbole et un espoir". 
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