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Les policiers réunis à Reims pour manifester contre les violences commises sur leurs collègues

A l'appel des syndicats, une cinquantaine de policiers se sont rassemblés ce mardi midi devant le commissariat de Reims. / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
A l'appel des syndicats, une cinquantaine de policiers se sont rassemblés ce mardi midi devant le commissariat de Reims. / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

Le 1er janvier, une série de violences commises contre des policiers a causé l'ire de la profession. En soutien au mouvement national de protestation contre les violences commises sur les forces de l'ordre, les policiers de Reims se sont réunis devant le commissariat ce mardi.

Par Florence Morel

"Nous attendons des réponses fermes. Les événements de Champigny résonnent encore", s'indigne Christian Pous, d'Unité SGP police FO. Ce mardi, alors que le soleil sort timidement d'entre les nuages rémois, une cinquantaine de policiers se sont rassemblés devant le commissariat de Reims.

Reims, le 9 janvier 2018 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Reims, le 9 janvier 2018 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

Des agressions de plus en plus nom​breuses


Le 1er janvier, des policiers de région parisienne se sont faisaient agresser alors qu'ils intervenaient lors d'une rixe. Cette agression d'une rare violence a traumatisé toute la profession.

Chez nous à Reims, une collègue a été tapée par un homme en garde à vue.

Agressée en décembre, la gardienne de la paix est toujours en arrêt. En septembre toujours, lors d'une interpellation, un prévenu s'est rebellé, démettant l'épaule du policier. Bilan : 24 jours d'interruptions de temps de travail.

Reims, le 9 janvier 2018 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne
Reims, le 9 janvier 2018 / © Florence Morel / France 3 Champagne-Ardenne

Normalement, pour toutes les interruptions supérieures à 8 jours, l'agresseur peut encourir jusqu'à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende. Dans ce cas précis, il n'a écopé que de 6 mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende 

explique Christian Pous.

"Nous sommes venus pour les collègues"


Un peu en retrait, deux femmes et un homme regardent les manifestants. Au service administratif aussi, ils remarquent une augmentation des agressions. "C'est nous qui gérons les ressources humaines. On a remarqué qu'en décembre, il y avait une véritable augmentation des violences."

Selon Le Parisien, en 2016, la moitié des 4.079 gendarmes blessés lors d'interventions sont la conséquence d'une agression. Côté police, le nombre de blessures par arme recensées durant le temps de travail connaît une hausse de 60 %.

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