Reims : le complexe aqualudique ouvrira peut-être en janvier, "il y a beaucoup d'impatience"

Depuis ce 16 décembre, les mineurs encadrés peuvent accéder au complexe aqualudique de Reims, l'UCPA sport station, pour des séances de tests en natation. Mais on est loin de l'ouverture totale. La directrice ne cache pas son impatience de voir les nageurs arriver.

Le tout nouveau complexe aqualudique de Reims ne peut toujours pas accueillir le public, à cause de la crise sanitaire.
Le tout nouveau complexe aqualudique de Reims ne peut toujours pas accueillir le public, à cause de la crise sanitaire. © FTV

Il devrait y avoir environ 1.500 personnes par jour dans le nouveau complexe aqualudique de Reims. Une ambiance, la queue au toboggan, des plongeons et des sourires. Ce mercredi 16 décembre, les bassins principaux sont couverts pour éviter de les chauffer plus que de besoin. L’heure est à l’économie et à l’impatience. Car le coup est rude pour la structure gérée par l’UCPA avec le Grand Reims. Inévitablement, les pertes financières sont là, à cause du virus. Le calcul est à la portée d'un jeune nageur débutant, 1.500 entrées par jour à 5 euros en moyenne, cela représente un manque à gagner évident depuis l'ouverture de la structure mi-novembre. En attendant l’ouverture, la vraie, peut-être en janvier 2021, les 57 salariés travaillent sur place à tour de rôle, certains sont en chômage partiel, tout juste embauchés.

Positive, la directrice du site, Audrey Chazerand, arrivée de Bretagne à la demande de l'UCPA, est impatiente de voir les nageurs arriver, mais consciente que la jauge sera forcément réduite par rapport aux prévisions. Elle nous a accordé un entretien, à quelques mètres des bassins. 

Audrey Chazerand, directrice de l'UCPA sport station, le complexe aqualudique de Reims
Audrey Chazerand, directrice de l'UCPA sport station, le complexe aqualudique de Reims © FTV

France 3 : il devrait y avoir plusieurs centaines de personnes en ce moment dans "l'UCPA sport station" de Reims. Vous devriez être à fond dans une ambiance de nage et de loisirs. Vous vivez comment les choses aujourd hui ?

Évidemment, nous sommes tous un petit peu frustrés de ne pas pouvoir faire vivre un truc exceptionnel qui est donné aux Rémois et aux habitants du secteur. Et donc effectivement, on vit au fur et à mesure des annonces gouvernementales qui sortent. On est dans les starting-blocks. On attend que les usagers puissent venir au plus vite et profiter de ce site exceptionnel. Il n'y a aucune réelle visibilité.

On vit au jour le jour, au fil de l'eau. On y croyait en novembre, on en saura un petit peu plus au 7 janvier. L'ouverture se fera à partir du moment où on nous donne l'autorisation. Aujourd hui, on a une autorisation d'ouvrir pour les mineurs encadrés, alors on essaie, on y va. 

Si le gouvernement dit : on ouvre les piscines le 7 janvier, il vous faut un laps de temps pour ouvrir où vous pouvez ouvrir le lendemain ? 

On peut ouvrir le lendemain, voire à 2-3 jours près, le site. Aujourd'hui on a 57 salariés. Effectivement, on ne peut pas les avoir aujourd'hui tous sur le site, donc il y a du chômage partiel et ils viennent à tour de rôle, pour les scolaires ou les clubs qu'on a commencé à recevoir depuis mi-novembre. On essaie d'organiser une rotation, pour qu'on puisse avoir ce rodage et que chaque salarié puisse passer à son poste et effectuer les tâches qui devraient être les siennes, quand on pourra recevoir tout le public.

Les terrains de tennis seront accessibles de manière autonome grâce à une appli.
Les terrains de tennis seront accessibles de manière autonome grâce à une appli. © FTV
Les bassins sont couverts pour éviter de chauffer inutilement.
Les bassins sont couverts pour éviter de chauffer inutilement. © FTV

Cette ouverture décalée, ça génère quoi ? Inquiétude ou fatalité ?

Au contraire, il n'y a pas d'inquiétude. Il y a beaucoup d'impatience surtout. C'est surtout ça qui nous caractérise et même au niveau de toutes les équipes. Ils n'attendent qu'une chose, qu'on puisse ouvrir et vraiment faire vivre le site et évoluer avec le public. On est dans la frustration, maintenant c'est comme ça, on ne peut pas faire autrement donc on travaille un petit peu tous les jours pour être au top quand on pourra ouvrir.

Est-ce que tous les équipements sont maintenant disponibles ?

Du fait que tous les espaces ne puissent pas être ouverts parce qu'on ne peut pas recevoir tous les usagers, on a mis sous cloche certains lieux. Un ou deux centimètres de moins, au niveau de la glace de la patinoire, pour faire des économies, d'énergie. Pareil au niveau des bassins, le bassin extérieur comme les autres bassins qu'on n'utilise pas, nous avons baissé la température. À l'ouverture du public, il faudra juste mettre en chauffe, remettre en glace, mais ça prend deux jours à peine. On n'allait pas mettre en fonctionnement tout le site en sachant qu'on l'on l'ouvre à 10% de sa capacité.

Vous sentez un engouement avec cette attente et cette frustration ?

Oui, complètement oui, il y a des impatiences qui essayent de traduire effectivement les annonces gouvernementales d'une manière ou ils puissent effectivement pouvoir accéder au site. C'est génial parce que ça veut dire qu'il est attendu et que demain on aura d'autant plus de monde.

 

Les fameux palmiers, gourmands en eau.
Les fameux palmiers, gourmands en eau. © FTV

Vous espérez ouvrir peut-être en janvier, en février ? 

Aujourd hui, on est parti pour ouvrir les écoles de natation et de glace au 4 janvier 2021. Nous proposons les tests de natation du 15 au 30 décembre pour avoir les enfants par groupe de niveau dans leur classe et on démarre au 4 janvier avec les écoles de natation et les écoles de glace, donc les mineurs encadrés. Les clubs de haut niveau ont déjà commencé depuis le 15 novembre et aujourd'hui, on commence à ouvrir la piscine pour les mineurs compétiteurs.

Financièrement, il y a moins de rentrées, quel impact ?

A chaque annonce gouvernementale, il y a un impact financier derrière. Ce n'est pas une décision uniquement au niveau de l'exploitant Ucpa, mais c'est aussi une décision en commun avec le grand Reims, comment on fait, comment on avance ? Donc il y a beaucoup d'intermédiaires  et oui, c'est compliqué. L'objectif c'était à peu près 1500 personnes par jour soit 600 000 personnes à l'année.

Une journée de fonctionnement, oui effectivement ça a un coût et aujourd'hui on il n'y a pas de rentrée d'argent donc il y a un fonctionnement qui est à 10% du fonctionnement du site, mais donc vous imaginez, 0 rentrées d'argent et un coût de fonctionnement

Au bord du bassin olympique.
Au bord du bassin olympique. © FTV

Pour les jeux olympiques, on sait que la piscine peut être un centre d'accueil. C'est déjà acté ?

Oui, on a déjà commencé à travailler avec le Grand Reims sur les possibilités d'accueillir des équipes olympique. Il pourrait y avoir une délégation ici, ce sont des discussions qu'on commence déjà à avoir et effectivement pouvoir organiser des compétitions au niveau national et international sur les deux années à venir, en amont des jeux olympiques. Mais l'idée c'est de pouvoir apporter le sport à tous, du haut niveau ou au petit niveau. C'est vraiment un lieu de partage, un lieu de convivialité où on peut tout réaliser.

Pendant les vacances de Noël, vous aviez prévu des animations ? 

Oui, il était prévu à la base un village de Noël à au niveau de la glace. Il était prévu des animations en soirée autour de Noël. Avec pourquoi pas un Santa Klauss qui venait avec un chariot sur la glace. Il y aurait eu des événements des stages de natation, stages de glace. On aurait pu recevoir aussi les périscolaire et centre de loisirs à la journée. Le covid a enlevé beaucoup de saveur à tout ce qui aurait pu se passer sur cette période de Noël. Mais bon, ce sera reporté pour les vacances de février en espérant qu'on puisse être à 100%.

La patinoire est prête.
La patinoire est prête. © FTV

 

La jauge sera fortement réduite ?

On ne sait pas, mais certainement.  Je n'aime pas trop m'avancer parce qu'aujourd'hui on ne sait pas et et je suis très très prudente. Mais oui, ça pourrait être réduit. L'avantage du progressif nous permet d'être encore plus au rendez-vous avec les usagers.

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