Rencontre avec Frédéric Girard, le gérant de la Boîte à piles à Reims, ouvert le jour de Noël depuis 35 ans

Frédéric Girard tient la Boîte à piles à Reims depuis 35 ans / © Sophie Dumay / France 3 Champagne-Ardenne
Frédéric Girard tient la Boîte à piles à Reims depuis 35 ans / © Sophie Dumay / France 3 Champagne-Ardenne

Depuis 35 ans, il se tient droit derrière le comptoir de la Boîte à piles de Reims tous les 25 décembre. Derrière le sourire de Frédéric Girard, celui d'un commerçant heureux de rendre service à ses clients, venus parfois pour les demandes les plus simples.

Par FM avec Sophie Dumay

Depuis 35 ans, Frédéric Girard est derrière le comptoir de la Boîte à piles tous les 25 décembre, dans le centre-ville de Reims. D'habitude il y a déjà foule. L'année dernière, 50 personnes s'étaient rendues à la boutique où des centaines de modèles sont près à offrir leur énergie.

"C'est essentiellement rendre service, mettre les piles dans le bon sens, retirer la languette... raconte Frédéric Girard. Et de poursuivre : "Ou des personnes qui m'appellent pour savoir si je suis ouvert demain."
 

"L'idéal, c'est de remettre au goût du jour les modèles de nos grands-parents"

Nous les avons attendus, ces fameux étourdis, et nous avons commencé à plonger dans l'histoire des piles. Lorsque les fabricants arrêtent des modèles, à la Bopite à piles, on s'attache à les refabriquer. Comme celles qui alimentaient les lampes des wagons SNCF : "On en vend une centaine par an. C'est l'idéal, répondre à des petites demandes et remettre au goût du jour les modèles de nos grands-parents."

La recherche de la pile qui dure, c'est la quête éternelle de l'utilisateur. Par exemple, le compartiment supplémentaire dans les anciennes lampes de poches n'était pas fait pour contenir une pile de rechange mais une ampoule. "Pendant la guerre, une fois que l'ampoule s'éteignait, ils la changeaient pour une ampoule moins consommatrice en énergie, pour utiliser la pile jusqu'au bout. Déjà à cette époque, on savait économiser de l'énergie."
 

Des piles très puissantes

Et puis il y a les grands challenges. Dix jours avant Noël 1998, Frédéric Girard est sollicité en urgence par l'aventurier Nicolas Vannier. Il faut trouver la pile qui résiste à moins 60 degrés, l'expédition trans-Canada en dépend : "Nous on a opté pour une pile française en lithium. On a adapté le câble pour qu'il tienne jusqu'à – 90 voire – 120 degrés. Le connecteur également. Ca a permis de passer de 10 ou 20 minutes d'autonomie à 3 voire 4 heures."

Au rythme des histoires incroyables, la matinée s'est écoulée quant aux clients ils se sont faits rares.

Une journée comme aujourd'hui, il y a eu un ou deux clients, mais c'est extraordinaire. Et puis, le plaisir de vous rencontrer, vous.


Une affaire qui fonctionne, puisque Frédéric Girard possède un deuxième magasin à la Neuvillette. En tout, il dirige 15 personnes et il est présent jusqu'en Alsace et en Lorraine. 
 

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