Témoignage. Victime d'un infarctus, il se considère comme un “miraculé” des urgences du CHU de Reims

Abderaman Koulamallah, 63 ans, se considère aujourd'hui "comme un miraculé" des urgences du CHU de Reims / © Juliette Poirier / France 3 Champagne-Ardenne
Abderaman Koulamallah, 63 ans, se considère aujourd'hui "comme un miraculé" des urgences du CHU de Reims / © Juliette Poirier / France 3 Champagne-Ardenne

Après la mort d'une femme de 73 ans dans le hall du CHU de Reims mardi dernier, Abderaman Koulammallah, 63 ans, affirme être un "rescapé", des urgences du CHU de Reims. Arrivé aux urgences en novembre dernier pour une douleur au thorax, il estime que son infarctus n'avait pas été diagnostiqué.

Par FM avec Ophélie Masure

C'est une nouvelle affaire pour les urgences du CHU de Reims. Après la mort d'une femme de 73 ans dans le hall de l'établissement, un nouveau témoignage vient s'ajouter. Celui d'Abderaman Koulamallah, 63 ans, qui se considère aujourd'hui "comme un miraculé" des urgences du CHU de Reims.

Le 12 novembre dernier, le Rémois arrive aux urgences de Reims avec une violente douleur au thorax. Le Samu vient de procéder à un premier électrocardiogramme.

Je ressentais une douleur intense et on m'a répondu : "On ne peut rien faire tant qu'on n'a pas les résultats d'examen". Je leur dis que je suis en train de faire un infarctus et on me dit : "Non monsieur, votre électrocardiogramme est bon."


Il insiste et passe un second électrocardiogramme, commandé par un médecin du Samu.

A ce moment-là, il tend les résultats à l'urgentiste qui lui a dit : "C'est tout à fait normal." Là, le médecin du Samu lui a répondu : "Non, vous êtes en train de passer à côté d'un infarctus."
 

Plus de trois heures d'attente​


Entre son arrivée aux urgences et le diagnostic d'infarctus, le Marnais assure que trois heures se sont écoulées. Selon lui, ces trois heures auraient pu lui coûter la vie :

J'avais tellement mal… Au bout d'un moment, j'ai demandé à mon fils un Bic et une feuille pour lui laisser des consignes… Je n'ai même pas pu écrire.


Quatre mois plus tard, Abderaman Koulammah assure souffrir encore de séquelles.

S'il témoigne aujourd'hui, ce n'est pas pour "enfoncer le personnel des hôpitaux", souligne-t-il, mais bien pour "faire bouger les lignes".

De son côté, le CHU de Reims assure que le patient n'est pas rentré en contact avec le service chargé des relations avec les usagers. Malgré cela, le CHU assure qu'il prendra rendez-vous avec lui.

► Retrouvez le reportage d'Ophélie Masure, Juliette Poirier et Jean Barrère


 

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