La commune au nom le plus long de France sélectionnée pour être "Village d'avenir"

Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, dans la Marne, fait partie des 287 communes du Grand Est labellisées "Villages d'avenir", un nouveau dispositif gouvernemental dévoilé le 21 décembre et destiné à favoriser la création de projets locaux.

Réhabiliter un bâtiment communal pour le transformer en tiers-lieu, ouvrir un commerce multiservices ou un café, aménager une piste cyclable, créer un terrain de sport...Autant de projets pas toujours évidents à mettre en œuvre lorsque l'on dirige une petite commune. Pour aider les maires à les mener à bien, l'État vient de lancer, le 21 décembre, un nouveau dispositif de soutien baptisé "Villages d'avenir" dédié aux communes de moins de 3500 habitants. 

287 communes dans le Grand Est

En France, 2 458 communes viennent de bénéficier du label. Dans le Grand Est, 287 villages en font partie. Les Vosges étant le département le mieux doté avec 64 communes sélectionnées.

Dans la Marne, parmi les 23 lauréats, on compte Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson qui avec ses 45 caractères détient le titre de commune au nom le plus long de France, ce qui n'est pas sans causer parfois quelques petits soucis administratifs.

Dans cette bourgade d'environ 500 habitants située près du lac du Der, la liste des projets s'avère tout aussi copieuse. Comme celui de rouvrir un jour "Le Lion d'Or" qui selon des historiens locaux serait le plus vieux café de la Marne. Des traces écrites attestent de sa présence vers 1 740. "On souhaite rouvrir ce café, car c'est un vecteur de lien social, explique le maire Sylvian Valota. Il y a beaucoup d'attente chez les habitants du village et des environs, c'est un lieu empreint de nostalgie où l'on a longtemps célébré les événements comme les mariages". 

Outre un café, la municipalité envisage d'installer dans ce bâtiment dont elle est propriétaire, d'autres services, notamment des chambres d'hôtes, de la petite restauration, et une agence postale communale. Les travaux de réhabilitation doivent commencer en mai 2024, une condition pour percevoir une subvention de l'État dans le cadre de la DETR (Dotation d'équipement des territoires ruraux).

Reste à définir le statut de ce nouvel équipement et trouver une personne pour en assurer la bonne gestion au quotidien. Et c'est précisément dans ce cadre que Sylvian Valota trouve un intérêt au dispositif "Villages d'avenir". "J'ai besoin d'une aide juridico-financière pour savoir ce que je peux faire et ne pas faire. Par exemple, quel statut doit-on donner à la personne qui gère les lieux. Faut-il que ce soit un gérant ? Un employé communal ? Passer par une association ?".

On a besoin d'un expert en ingénierie

Sylvian Valota, maire de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson

Pour accompagner les maires, 120 chefs de projet doivent être recrutés à partir de janvier 2024, soit un à deux par département. Ils seront basés en préfecture, sous-préfecture ou direction départementale des territoires. Chaque chef de projet sera l'interlocuteur identifié pour épauler les communes de son département, sa mission étant de relayer leurs besoins auprès des services de l'État. Ils pourront notamment lancer si besoin un diagnostic territorial, rechercher des financements publics ou privés, prendre contact avec les services de l'État concernés... "On a besoin de quelqu'un qui se plonge dans les dossiers, car nous n'avons pas forcément les compétences, reprend Sylvian Valota. Si nous avons besoin d'un financement, cette personne peut nous aider à les trouver. Son expertise en ingénierie nous sera bénéfique".

"Villages d'avenir" est un dispositif qui doit accompagner les communes pour une durée de 12 à 18 mois. Rendez-vous donc mi-2025 pour un premier bilan de l'opération.

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