Covid-19 : la Meurthe-et-Moselle placée en "surveillance renforcée" pourrait faire l'objet de mesures de confinements

Confronté à la dégradation de l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a placé jeudi en "surveillance renforcée" 20 départements, dont la Meurthe-et-Moselle. Avec un taux d’incidence supérieur à 200 et une circulation active des variants, le département est donc placé sous vigilance maximale. 

Le service de réanimation du CHRU de Nancy, novembre 2020. La Meurthe-et-Moselle est placée en surveillance renforcée à partir du jeudi 25 février 2021.
Le service de réanimation du CHRU de Nancy, novembre 2020. La Meurthe-et-Moselle est placée en surveillance renforcée à partir du jeudi 25 février 2021. © Yves Quéméner, France télévisions

La Meurthe-et-Moselle pourrait faire l'objet de mesures de confinements locaux à partir du samedi 6 mars si la situation continuait à se dégrader, après "concertations avec les élus", a annoncé Jean Castex jeudi 25 février 2021 lors d'une conférence de presse. Plusieurs raisons sont à l'origine de cette décision : niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100.000 habitants, part de variant "supérieure à 50%", pression hospitalière "proche du seuil critique" et "circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement".

Vigilance maximale

Vendredi 26 février 2021, interrogé en direct chez nos confrères de France Bleu Sud Lorraine, le préfet Arnaud Cochet a précisé que "si la Meurthe-et-Moselle n'observe pas de taux d'incidence supérieur à 250, il est actuellement supérieur à 200 et son évolution apparaît défavorable".

Le virus se moque des frontières et encore plus des frontières départementales 

Valérie Beausert-Leick, Présidente du département de Meurthe-et-Moselle

Car il faut bien le dire, l'effet de surprise, était bien réel hier soir vers 18 heures lorsque Jean Castex a cité la Meurthe-et-Moselle. "La moyenne sur le département masque en fait de véritables disparités car il ne faut pas se fier simplement aux chiffres moyens", explique Valérie Beausert-Leick, Présidente (PS) du département de Meurthe-et-Moselle.

Et elle ajoute : "il faut vraiment prendre en compte la situation très disparate entre le Nord et le sud du département et notamment de la métropole. Là nous avons des taux extrêmement différent et on voit bien que ce qui se passe niveau de la Moselle impact très fortement tout le nord de la Meurthe-et-Moselle. Le virus se moque des frontières et encore plus des frontières départementales"

De son côté, le préfet  a également précisé "qu'il envisage d'ores et déjà de rendre le port du masque obligatoire dans l'espace public dans des communes du Pays Haut où le taux d'incidence est élevé". 

Le 25 février, le taux d’incidence s’élève à 308 en Moselle, 205 en Meurthe-et-Moselle et 179 sur le Grand Nancy. Olivier Véran, le ministre de la santé est venu à Nancy, le 20 janvier. Ici avec Mathieu Klein le maire de Nancy.
Le 25 février, le taux d’incidence s’élève à 308 en Moselle, 205 en Meurthe-et-Moselle et 179 sur le Grand Nancy. Olivier Véran, le ministre de la santé est venu à Nancy, le 20 janvier. Ici avec Mathieu Klein le maire de Nancy. © Yves Quéméner, France télévisions

Hier soir, dans un communiqué, le maire de Nancy, Mathieu Klein, précise : "nous sommes nombreux, depuis plusieurs semaines, à avoir réclamé une gestion de l’épidémie plus proche du terrain, adaptée aux réalités locales et à leurs évolutions." Il ajoute : "Il faut maintenant plus de moyens de contrôle du respect des gestes barrière, et doter les départements en surveillance renforcée de capacités supplémentaires pour vacciner plus vite et plus massivement toute la population".

Le variant anglais du coronavirus, plus contagieux, "concerne désormais à peu près la moitié des personnes atteintes de la Covid en France", a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex. Ce week-end, la ville de Metz organise une opération exceptionnelle de vaccination contre la Covid-19. Le virus circule en Moselle avec une incidence plus élevée que dans le reste de la région Grand-Est.

 

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