Le préfet généralise le port du masque et l'interdiction de consommer de l'alcool dans le nord meurthe-et-mosellan

Le Préfet a tenu un point presse lundi 1er mars pour présenter les mesures adoptées suite au classement du département en surveillance renforcée. Les 20 territoires en vigilance pourraient faire l'objet de mesures de confinements locaux à partir du 6 mars si la situation se dégrade.

Des mesures différenciées pour le nord du département.
Des mesures différenciées pour le nord du département. © Préfecture de Meurthe-et-Moselle

Après l'annonce de Jean Castex, jeudi dernier 25 février, de placer vingt départements français (dont la Moselle et la Meurthe-et-Moselle) en "surveillance renforcée", le préfet de Meurthe-et Moselle Arnaud Cochet a détaillé ce lundi 1er mars 2021 ce que cela impliquait. Il précise qu'un relatif consensus s'est détaché des consultations qu'il a mené auprès des élus vendredi et ce week-end.

Mesures restrictives et différenciées

C'est donc vers des mesures plus restrictives mais différenciées que le choix s'est orienté. Un arrêté préfectoral va dès aujourd'hui généraliser le port du masque et l'interdiction de consommer de l'alcool dans l'espace public à l'échelle des communautés de communes, à partir de Pont-à-Mousson et sur tout le nord du département (communauté de commune de Thil et Villerupt Pays Haut Val d'Alzette comprise). Dans ces secteurs, le taux d'incidence dépasse les 230.

"Dans les lieux où la vente à emporter est possible, on voit des regroupements de personnes qui, au-delà de la vente, profitent d'une terrasse ensoleillée", précise Arnaud Cochet.

Toujours dans le nord du département, les équipes mobiles qui effectuent des tests dans les gares ou les centres commerciaux seront renforcées et la répartition des doses de vaccins attribuées réorientée.

Si, et seulement si, la situation continue de se dégrader, nous prendrons des mesures renforcées qui entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars.

Jean-Castex, Premier ministre

Disparités dans le département

Quand on regarde les taux d’incidence (nombre de nouveaux cas sur sept jours pour 100.000 habitants), la Meurthe-et-Moselle semble beaucoup moins touchée que la Moselle.  Il n’est que de 211 (pour la semaine du 19 au 26 février) contre 305 en Moselle. L’écart est encore plus important si l’on compare les agglomérations. Dans le Grand Nancy, il est de 183, 357 sur la métropole de Metz.
C’est donc surtout dans le pays haut, à proximité de la Moselle, que la situation est la plus tendue, avec près de 35% des nouvelles contaminations dues désormais aux variant anglais et 27% aux autres variants selon l'Agence régionale de santé. Jusqu'à des taux d'incidence de 440 sur la communauté de communes de Longwy, précise le Préfet.

Le contexte politique

Suite aux annonces du Premier ministre, la présidente PS du département était plutôt sceptique sur un éventuel confinement le week-end.
"Si les indicateurs s’aggravent, il faudra aller sur un confinement territorialisé et bien caractérisé dans le temps. Et pas seulement le week-end. Il faut prendre une décision assez brutale pour pouvoir couper la chaine pandémique", affirmait Valérie Beausert-Leick vendredi sur notre antenne.

Même constat pour le maire de Nancy qui réclame depuis longtemps un "vrai confinement". Il plaide aujourd’hui pour "adapter les mesures à la situation de chaque territoire." 

Traiter différemment les différentes zones du territoire départemental c’est le credo du Sénateur PS Olivier Jacquin.

Sur les réseaux sociaux, il affirmait ce week-end qu’il faut différencier les mesures à prendre. "Nancy et la Vezouze ne peuvent être traitées de la même façon que le Pays Haut, dans la mesure où les taux d'incidence et l'évolution du virus ne sont pas les mêmes entre ces deux secteurs"

 

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