Nancy : la mairie affiche son soutien au journaliste algérien Khaled Drareni sur la façade de l'Hôtel de Ville

Depuis ce mardi 20 octobre 2020, une bâche de soutien est déployée sur le balcon de l'Hôtel de Ville en solidarité avec Khaled Drareni. Le journaliste algérien a été condamné à deux ans de prison ferme. Il est devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie.
Après Paris, c'est au tour de Nancy d"exprimer sa solidarité envers le journaliste algérien Khaled Drareni, condamné le 15 septembre dernier à deux ans de prison ferme.
Après Paris, c'est au tour de Nancy d"exprimer sa solidarité envers le journaliste algérien Khaled Drareni, condamné le 15 septembre dernier à deux ans de prison ferme. © Benoit de Butler (FTV)
Le 15 octobre dernier, une bâche peinte par l’artiste urbain français C215, a été déployée à Paris par Reporters sans frontières. Sur celle-ci : le journaliste algérien emprisonné Khaled Drareni. 18 mètres de haut et autant de large, la bâche recouvre la façade d’un immeuble de sept étages.
La bâche inaugurée en présence de Mathieu Klein (maire de Nancy), Christophe Deloire (Directeur général de Reporters sans frontières) et Harlem Désir
La bâche inaugurée en présence de Mathieu Klein (maire de Nancy), Christophe Deloire (Directeur général de Reporters sans frontières) et Harlem Désir © Benoit de Butler (FTV)
 

Une bâche aussi à Nancy

En signe de solidarité et de soutien, la Ville de Nancy, elle aussi a disposé une bâche sur la façade de l'hôtel de ville. Elle a été inauguré en présence de Mathieu Klein (Maire de Nancy et Président de la Métropole du Grand Nancy), Christophe Deloire (Secrétaire général de Reporters Sans Frontières) et Harlem Désir. "Depuis cette condamnation, une immense vague internationale de soutien a vu le jour" explique la Mairie, "partout, de New York à Alger en passant par Paris ou Tunis, des voix s'élèvent pour exiger sa libération : ONG, journalistes, intellectuels, historiens, membres de la société civile... Tous dénoncent une décision absurde et arbitraire et une atteinte à la liberté de la presse."
Dans un communiqué, la Mairie précise que "le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné le 15 septembre dernier à deux ans de prison ferme pour avoir pour avoir exercé son métier en couvrant les manifestations du Hirak, le grand mouvement démocratique qui secoue l'Algérie. Il est devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie."

Khaled Drareni a été condamné en appel par la cour d’Alger. Le tribunal lui a dénié sa qualité de journaliste.
 
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