Nancy : plus de 650 policiers et gendarmes pour sécuriser la rencontre d'Edouard Philippe et JM Blanquer avec les profs

Les policiers défilent à Paris pour une "marche de la colère" mercredi 2 octobre. / © Yves Quéméner, France 3 Lorraine
Les policiers défilent à Paris pour une "marche de la colère" mercredi 2 octobre. / © Yves Quéméner, France 3 Lorraine

Le chiffre est-il exagéré ? En tout cas c'est celui du dispositif de protection mis en place à l'occasion du déplacement du Premier ministre et du ministre de l'Education Nationale ce vendredi 13 décembre pour une rencontre avec une centaine d'enseignants au lycée Georges de la Tour à Nancy.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Faut-il y voir une crainte de projets relayés sur les réseaux sociaux annonçant des "attaques délibérées" sur les forces de l'ordre ce vendredi 13 décembre 2019?
Est-ce la traduction d'une inquiétude face à la colère de plusieurs branches d'activités après les annonces faites concernant le projet de réforme des régimes de retraites?
Est-ce tout simplement l'inflation constatée depuis une dizaine d'années de "sur-protection" des représentants du gouvernement?
Ou est-ce la crainte d'avoir choisi un secteur  proche du Haut-du-Lièvre -réputé difficile- pour y organiser la rencontre entre le Premier ministre Édouard Philippe et son ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer avec des enseignants soigneusement sélectionnés, dans l'enceinte du lycée Georges de la Tour de Nancy?

Seule certitude, le chiffre avancé, de source sécuritaire, de la présence de 173 policiers nationaux et de 4 escadrons de gendarmes mobiles (120 hommes en général par escadron) traduit une volonté de bloquer toute tentative de débordement.
Ces débordements, s'ils ont lieu, ne seront pas le fait des "refusés" -tels qu'ils se définissent- de cette rencontre. Ces enseignants qui se sont inscrits comme les autres et n'ont pas été retenus, accompagnés d'étudiants, manifestaient en fin d'après-midi devant la gare de Nancy.

Opération déminage

Edouard Philippe, dont c'est la première sortie en province depuis son annonce du projet de réforme et Jean-Michel Blanquer ont fait -pour quelle raison?- le choix de Nancy pour, officiellement, "échanger avec eux sur la question de la revalorisation de leur rémunération ainsi que sur les réformes engagées en matière d'éducation."
Après avoir atterri à Mirecourt, les deux membres du gouvernement sont arrivés vers 18h25 au gymnase du lycée Georges de la Tour où les attendaient les élus pour le traditionnel accueil républicain et bien sûr les enseignants.
Le Premier ministre devrait une nouvelle fois "réaffirmer les engagements du Gouvernement afin de garantir aux enseignants leur niveau de pension."

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