VIDEO. Les footballeurs de Blénod-lès-Pont-à-Mousson parmi les champions du tri des piles

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1500 kilos de piles et de batteries usagées ont été récoltés par les joueurs du club de foot de Blénod-lès-Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) la saison dernière. Une opération organisée dans 76 clubs du Grand Est, lancée de nouveau en ce mois de septembre 2023.

Ils sont arrivés à la deuxième place du podium parmi 76 clubs amateurs de la Ligue de Foot du Grand Est. Les licenciés du CS Blénod (Meurthe-et-Moselle) ont récolté une tonne et demie de piles et de batteries usagées. Un défi sportif et écologique, quand on sait que seulement une pile sur deux est recyclée en France.

Pour Noam, 12 ans, ce n’est pas une petite victoire. Cette année aussi, il participe au défi piles, en ramenant celles qu’on n'utilise plus à la maison.

"On n’est pas forcément le plus grand club de la ligue, mais on montre au niveau de la récolte des piles, qu’on est bien placé et qu’on peut être un grand club", répond fièrement le jeune passionné de foot.

Le concours Eco-foot Batribox est organisé par un organisme de tri français pour la troisième année consécutive dans notre région de septembre 2023 à février 2024.

"Nous participons à ce concours, car nous voulons sensibiliser les jeunes aux enjeux écologiques. Tous les animateurs jouent le jeu. Pour nous, c'est important non seulement d’entraîner ces jeunes, mais aussi de faire des citoyens de demain", explique Francis Pizelle, vice-président du club de football de Blénod-lès-Pont-à-Mousson.

Au total 50 tonnes de piles récoltées

En associant les clubs de foot du Grand Est, l’organisme de tri organisateur Screlec, a vu abonder les quantités de piles et batteries ramassées. "En deux ans, les clubs de foot du Grand Est ont ramassé 50 tonnes de piles. C’est énorme ! C’est plus que la moitié de ce qu’on a déjà ramassé depuis 2014 dans les clubs des autres régions ", partage Chloé Chardin, chargée de communication de l’organisme Screlec Batribox.

Le tri des piles est un enjeu écologique important. Les Français trient moins que les Allemands ou les Belges. En plus, les jeunes recyclent moins que les personnes de plus de 50 ans.

Pourtant, il est facile de recycler les piles en France. Deux organismes sont chargés de cette mission, Corepile et Screlec. En plus des déchetteries, vous trouverez des points de recyclage dans les mairies, les écoles ou les supermarchés.

Ces objets très utiles au quotidien contiennent des métaux lourds, comme le cobalt, le nickel, le zinc ou le lithium. Jetés dans les ordures ménagères, ils sont enfouis et polluent les sols et l’eau.

En Europe, il existe six usines de recyclage des piles et des batteries. Une d’elles se trouve à Dieuze en Moselle. Les piles et batteries récoltées dans une grande partie de l’Hexagone arrivent ici.

"On reçoit entre 45 et 48 % des piles et des batteries mises sur le marché français… Ici, on extrait les métaux précieux. Ils vont pouvoir être réutilisés dans la filière de la métallurgie pour reconstituer des inox ou dans une future étape, pouvoir réintégrer des nouvelles batteries, que ce soit pour le véhicule électrique ou pour la consommation au quotidien", précise Arnaud Schoub, directeur Euro Dieuze Industrie.

Nickel, cobalt, lithium... ces métaux deviennent de plus en plus rares, car ils sont très demandés. Ils jouent un rôle important dans la transition écologique. Ils permettent de fabriquer les câbles des éoliennes ou les batteries de stockage pour les panneaux photovoltaïques. Ce jeudi 28 septembre 2023 s’est tenu le premier Sommet des métaux critiques à Paris avec 47 pays qui réfléchissent à une meilleure utilisation de ces ressources.

104 piles par foyer français

Selon une étude de Corepile de 2022, chaque foyer français posséderait 104 piles et batteries en moyenne. Il y aurait dans chaque maison 42 appareils contenant des piles ou des batteries et parmi elles, 13 sont stockées en attente de recyclage.

La pile est considérée comme un déchet propre. On les stocke au fond de nos tiroirs, car elles ne dégagent pas d’odeur. Elles ne polluent pas nos intérieurs.

Chaque année, plus de 1,5 milliard d’accumulateurs sont mis sur le marché français. Cela représente plus de 270 000 tonnes de déchets.