Bure : trois mois de prison ferme ou avec sursis pour des opposants à l'enfouissement des déchets nucléaires

Le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc (Meuse), mardi 13 novembre a rendu sa décision. Quatre opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires sont condamnés à de la prison avec sursis et à des amendes. Raphaël Jay, 22 ans, a lui été sanctionné de trois mois de prison ferme.
Des militants anti-nucléaire devant le tribunal de Bar-le-Duc (Meuse)
Des militants anti-nucléaire devant le tribunal de Bar-le-Duc (Meuse) © Photo : Laurent Parisot, France 3 Lorraine
Le tribunal de Bar-le-Duc (Meuse), mardi 13 novembre 2018, a condamné à trois mois de prison ferme Raphaël Jay, 22 ans, un opposant au projet du centre d'enfouissement CIGEO à Bure .

Le jeune homme, ivre et le vissage dissimulé avait insulté et menacé les gendarmes à Bure (Meuse) en avril 2018.

Un autre opposant a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir insulté et craché sur un gendarme en septembre dernier.

Trois autres personnes ont été condamnés à des amendes allant de 150 à 1.350 euro et une quatrième a été relaxée.

Tous encouraient de la prison pour des faits d’"outrage" aux forces de l’ordre ou de "rébellion" et de "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".
 
Le 13 novembre, le tribunal de Bar-le-Duc a rendu sa décision. Certains opposants sont condamnés à trois mois de prison avec sursis.

Une vingtaine de militants étaient présents dans la salle d'audience pour soutenir les mis en cause. Pour les encadrer, dans la salle et au dehors, un important dispositif avait été déployé par les forces de l'ordre.

Jean-Marc Fleury, président de l'association des maires opposés à l'enfouissement, réagit au jugement du tribunal. 

 
Bure : prison avec sursis requise pour des opposants au projet Cijéo

       

La Cour de cassation examinera mercredi 14 novembre 2018 le pourvoi de cinq militants contre le contrôle judiciaire dont a été assortie leur mise en examen en juin pour « association de malfaiteurs » en vue de commettre des délits. 
Au total, une quarantaine d’opposants au projet d’enfouissement de déchets ont déjà été renvoyés devant les tribunaux.
 
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