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Condamnation à mort de Serge Atlaoui : François Hollande a écrit au Président de l'Indonésie

C'est une information de nos confères du Républicain Lorrain ce 11 février 2015 : François Hollande a écrit fin janvier au président de l'Indonésie Joko Widodo pour plaider la cause de Serge Atlaoui, un lorrain condamné à mort pour trafic de drogue. 
Fin janvier, le président de la République François Hollande a écrit à Joko Widodo, président de l'Indonésie pour lui demander de surseoir à l'exécution de Serge Atlaoui, un lorrain condamné à mort en 2007 par Jakarta pour trafic de drogue, c'est que révèlent nos confères de Républicain Lorrain ce 11 février 2015.
Serge Atlaoui se trouve actuellement dans le couloir de la mort et des rumeurs quant à sa prochaine exécution se font de plus en plus insistantes depuis que d'autres condamnés ont été fusillés le 18 janvier 2015


Ultimes recours

Laurent Fabius devait lui aussi plaider la cause du messin les 10 et 11 février 2015, mais en raison de la crise en Uckraine, le ministre des affaires étrangères a été contraint d'annuler son déplacement en Indonésie. 
Mardi 10 février, une demande de révision de procès a été déposée auprès de la justice indonésienne par l'avocat de Serge Atlaoui. 


Une condamnation pour l'exemple

Tout a commencé en 2005 lorsque Serge Atlaoui accepte un boulot d’ouvrier soudeur, non déclaré mais payé 2000 € la semaine à Jakarta. Il débarque des Pays-Bas et se serait aperçu, mais trop tard, que l’usine dans laquelle il travaille est une fabrique d’ecstasy. Arrêté, il est emprisonné, jugé puis condamné à la peine capitale. L’Indonésie a instauré une tolérance zéro en ce qui concerne les stupéfiants. Le pays, après un moratoire instauré en 2008, a repris depuis peu les exécutions, ce qui fait craindre le pire au proche de Serge Atlaoui. 

Une épée de Damoclès au-dessus de sa tête

L'épouse de Serge Atlaoui, Sabine, rencontrait la presse ce 11 février 2015 à Montreuil, dans les locaux de l'association Ensemble contre la peine de mort. "Aujourd'hui, il est sur le qui-vive, derrière une porte, à se demander quand
on va venir le chercher. C'est du stress, c'est du manque de sommeil, c'est la peur perpétuelle
" a-t-elle déclaré. Il a une "épée de Damoclès au-dessus de sa tête", qui "nous place dans une situation d'urgence". "Il a peur de ne plus revoir ses enfants, de ne plus me revoir", a poursuivi cette mère de famille, qui dit pourtant vouloir "garder espoir".


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