Lucas, 20 ans, Mister France Grand Est : "quand j’étais petit, je regardais les miss à la télé"

Ils recherchent un "gendre idéal". Face à la popularité des Miss, les Mister France ont bien du mal à se faire connaitre. Lucas Schlachter, originaire de Walscheid en Moselle, a quand même tenté sa chance. Il représentera le Grand Est au concours national. On a voulu savoir ce qui le motivait.

Les vainqueurs pour le Grand Est.
Les vainqueurs pour le Grand Est. © FD photos

A l’époque de MeeToo où les concours de miss sont parfois jugés vieillots et sexistes, est-ce que ça ne serait pas la revanche de l’homme moderne d’avoir aussi le droit à la futilité des concours de beauté ? Lucas Schlachter, 20 ans, élu Mister France Grand Est le 22 décembre 2020, ne s’embarrasse pas de ces questions. Il poursuit juste son rêve de gosse de devenir mannequin. "Depuis tout petit, je regarde les miss en famille. J’ai essayé de percer dans le mannequinat mais c’est difficile. J’espère que ce concours va m’ouvrir des portes".

Le jeune homme, originaire de Walscheid en Moselle, étudie actuellement au CREPS de Nancy. Après un brevet en activités aquatiques et natation, il voudrait devenir coach sportif. C’est sa sœur qui le pousse à s’inscrire au concours. Sa mère l’accompagne déjà depuis longtemps dans les concours de mannequin. "J’ai vu ma mère pleurer pour la première fois quand j’ai gagné un concours à 16 ans. Avec Mister France, j’ai réussi à la faire pleurer une deuxième fois".

Un "gendre idéal"

"Je pense que c’est mon sourire qui m’a démarqué", explique Lucas. Comme pour les miss, il a dû défiler en boxer, en tenue "tendance" et en tenue "élégante" et répondre à un questionnaire de culture générale,  "plutôt facile" selon lui (par exemple : quelle est la date des prochains J.O. à Paris).

"On ne s’arrête pas à la beauté physique. On veut quelqu’un qui soit plus proche du gendre idéal", explique François Deixonne, le Président du Comité Mister France, basé à Montpellier. Mais c’est quoi au juste un gendre idéal en 2020 ? Réponse du comité : "altruisme, élégance masculine, moralité". Un jeune homme charmant et bien élevé qui ne détonne pas dans le repas de famille du dimanche en somme. "Quand ils sont élus, on les incite à laisser de côté l’alcool et la cigarette, à faire du sport".

Difficultés

Les Mister France, qui existent depuis 20 ans et ont connu des déboires, peinent encore à se faire connaitre. Une grande partie de l’enjeu est de trouver un jour un producteur télé pour que le concours soit médiatisé.
Après l’élection de l’an dernier, un mini scandale éclate quand un candidat malheureux brûle son écharpe sur les réseaux sociaux et lance des accusations de tricherie et de chantage sexuel à la victoire. D’autres participants défendent le concours. Le comité porte plainte pour diffamation. Le dossier est toujours en cours.
Lucas s’est inscrit en ignorant l’affaire. Il dit avoir craint le "piston" qui règne souvent dans le milieu du mannequinat mais avoir trouvé des gens "très réglo".
Il se réjouit d'avoir changé, à son niveau, le regard porté sur les hommes qui prennent soin de leur physique: "Je viens d'un petit village où, quand un homme met du fond de teint, ça fait sourire. Moi aussi je pensais ça au début. Mais maintenant on me soutient et on me félicite quand je me balade dans la rue".

La finale de Mister France aura lieu le 17 avril 2021 au casino de La Grande Motte. D’ici là, il a prévu de bosser ses abdos. Mais après les fêtes seulement. "Le repas de Nouvel an en famille, c’est sacré".

 

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