Metz : hébergements insolites pour touristes curieux

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Écrit par Yves Kreidl .

Cabane dans les arbres, péniche ou galerie d’artiste, ces hébergements atypiques sont à nouveaux ouverts à Metz (Moselle) depuis le 11 mai. Rencontre avec les propriétaires de ces lieux qui aiment partager leur mode de vie.

Qu’ils soient particuliers ou professionnels, les 50.000 propriétaires de gîtes et chambres d’hôtes en France ont fermé leurs portes le 17 mars 2020, date de début de confinement. Trois d'entre eux, installés à Metz (Moselle) et dans ses environs nous ont accueillis. Depuis le 11 mai ces passionnés font à nouveau le bonheur des touristes en demande d'expériences inédites.

Dans les airs

Grimper aux arbres pour dormir dans une cabane, c’est un rêve d’enfant. Un rêve qui devient réalité à Ancy-sur-Moselle juste à côté de Metz. Là, Pomottes, Bacole et Folies, les trois Cabanes en Lorraine sont installées au pied des vignes du Domaines les Béliers.

Eve Maurice est à la tête du Domaine les Béliers, un domaine viticole et familial qui produit des vins de Moselle biologiques.

Faire revivre notre vallée fait partie d’une utopie rurale.

Eve Maurice, viticultrice

Début 2020, elle rachète les cabanes à leur ancienne propriétaire. "Acheter ces cabanes, c’était une évidence malgré la charge financière supplémentaire. Faire revivre notre vallée fait partie d’une utopie rurale, nous voulons y faire revenir les touristes et associer hébergement nature et dégustation de nos vins", explique la jeune femme.

Sur le domaine, pas de pesticide et dans les cabanes même souhait de respect de l’environnement. Panneaux solaires, réserve d’eau et toilettes sèches limitent l’impact sur la forêt. De deux à six personnes peuvent être hébergées dans les arbres et profiter d’un petit déjeuner à base de produits locaux. "En général, les clients qui louent sont des amoureux de la nature, ils viennent pour se ressourcer, réduire leur consommation d’eau ou d’électricité est un geste qui a du sens pour eux", ajoute Eve Maurice.

Cet été Eve ajoutera deux chambres d’hôtes à ce petit paradis. Le projet permettra d’héberger quatre visiteurs supplémentaires au coeur de son chai.

Sur l’eau

Pour trouver la péniche Octopus, il faut laisser son véhicule et marcher 300 mètres le long du Canal de Jouy à Metz. Elle est la dernière des dix embarcations amarrées toute l’année à cet endroit connu des promeneurs messins.

En 2017, Thyphaine Thomas et Samuel Valensi s’installent à bord avec leurs quatre enfants. Ils cherchent à habiter autrement et la péniche est un coup de coeur. Ils créent alors le gîte Le Grand Large. La location permet de financer l’entretien des 200 mètres carrés de l’embarcation. "Tous les cinq ans, Octopus est mise en cale en sèche, nettoyée, sablée et repeinte. Avec la location du gîte nous payons ce gros entretien",explique Thyphaine Thomas.

Nous aimons partager cette bulle avec nos hôtes.

Typhaine Thomas, propriétaire de la péniche Octopus

"Je suis infirmière et Samuel est pompier, nous avons un rythme de vie soutenu mais lorsque nous montons à bord le calme s’installe. Nous aimons partager cette bulle avec nos hôtes", déclare Typhaine avec le sourire.

L’ancienne cabine du marinier est donc devenue un gîte de 30 mètres carrés pour deux personnes. Sur le pont, terrasse et jacuzzi auront raison de votre stress. 

Ce qui caractérise aussi le couple s’est sa passion pour Metz et son souhait d'orienter les touristes vers les bonnes adresses. Il invite par exemple ses hôtes à suivre le guide messin Thomas Wilwert dans ses explorations urbaines, une visite de la ville de Metz hors du temps, en phase avec la sérénité qui règne dans le lieu.

A terre

Rien ne laisse imaginer ce qui se cache derrière la grande fenêtre de ce gîte situé à deux pas de la Cathédrale de Metz. Il y a quatre ans, le peintre messin Vadim Korniloff transforme cet ancien local à vélo en galerie d’exposition pour ces tableaux. Ces amis lui soufflent alors d'en faire une galerie-gîte.

Le lieu est petit, 20 mètres carrés pour deux personnes mais c’est sans doute ce qui lui donne cet aspect de boudoir artistique. Les murs sont recouverts des oeuvres du peintre, une trentaine, encres et acryliques toutes à vendre. "J’ai trouvé une formule qui me permet de faire découvrir mon travail sans passer par l’organisation d’une exposition", explique Vadim Korniloff.

Certains visiteurs veulent voir d’autres toiles, je les invite chez moi.

Vadim Korniloff, artiste peintre

Au fils du temps, le bouche à oreille attire des amateurs d’art venus du monde entier. Pour le peintre, c’est l’occasion d’expliquer son travail de création: "Les gens ne viennent pas ici par hasard, ils sont curieux de découvrir mon univers. Je peux le leur expliquer et les laisser s’immerger le temps du séjour. Certains visiteurs veulent voir d’autres toiles, je les invite chez moi".

C’est la philosophie du lieu, l’art comme moyen de communiquer et de partager avec ces touristes de passage. Touristes auxquels le peintre n’oublie pas d’indiquer la direction des musées de la Cour d'Or ou du Fonds régional d'art contemporain de Lorraine (FRAC) à deux pas de son gîte.

A noter que tous les propriétaires rencontrés appliquent un protocole sanitaire strict visant à empêcher la propagation du COVID 19.

 

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