Moselle : face au Covid, la solidarité entre voisins et clients s'organise pour sauver la ferme des Trois Chênes

Dans le pays de Sarrebourg les clients et les voisins sont tous solidaires d'un agriculteur en difficulté après le Covid-19. A la ferme des Trois Chênes à Wintersbourg, à cause du confinement il a perdu environ 30.000 euros. Et aujourd'hui, les clients l'aident à essayer de récupérer ses pertes.
 
A cause du Covid-19, la ferme de  Franck Nickles, producteur de produits bio à Wintersbourg est en crise.
A cause du Covid-19, la ferme de Franck Nickles, producteur de produits bio à Wintersbourg est en crise. © France télévisions
Depuis la fermeture de la quasi-totalité des marchés, au mois de mars dernier, un producteur de produits bio est en crise. Le confinement n'a pas épargné les agriculteurs de la région. Ainsi, dans le pays de Sarrebourg, la ferme des Trois Chênes de Wintersbourg, est aujourd'hui en grande difficulté. "L’activité a surtout été arrêtée les quinze premiers jours du confinement. Et l'exploitation a perdu 30.000 euros. Mais maintenant ça va un peu mieux. Ce qui est perdu est de toute façon impossible à rattraper", explique Franck Nickles.

Cependant, on n’est pas au bord de la faillite mais c’est tendu
- Franck Nickles, agriculteur

Face aux dettes et aux impayés, un grand nombre de clients a décidé de venir en aide à Franck Nickles pour sauver son exploitation.
Une aide entre voisins/clients plutôt inespérée. "On est quand même inquiet de ce qui nous attend. Il faut que l’exploitation soit rentable et ne soit pas dépendante de la banque, ce qui devrait permettre de vivre correctement", explique Georges Filpa, client depuis plus de cinq ans.
L'exploitation compte environ une centaine de chèvres. Et aussi des vaches et des porcs.

L'épée de Damoclès est toujours là

Depuis plus de vingt ans, les Trois Chênes fournissent les marchés de Metz et de Sarreguemines en viande, charcuterie et fromages bio. Mais une "seconde vague" inquiète la femme de Franck Nikles. "Avec les mesures contre la pandémie de Covid-19, on a peur et on risque de refermer si le Covid revient. En fait on ne sait pas. Il nous faut 30.000 euros".Déjà touchés par la crise les jeunes agriculteurs de la région sont désormais confrontés à une nouvelle difficulté. Avec la réouverture des grands magasins, les consommateurs viennent moins souvent faire leurs courses chez les petits producteurs locaux.
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