On fêtait la saint Blaise ce week-end. Plusieurs paroisses ont réuni les mosellans, venus bénir leurs brioches. On vous explique d’où vient cette tradition.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Des sachets de petits pains qui attendent sagement leur bénédiction. Dans l’église de Mainvilliers (Moselle) les fidèles étaient nombreux pour la messe de la Saint Blaise ce dimanche 4 févriers 2024. Une tradition toujours autant respectée dans ce coin de la Lorraine.

Les reliques de Saint Blaise en Moselle

C’est un évêque martyrisé pour sa foi en l’an 316. Saint Blaise était également médecin, vénéré pour les guérisons dans les cas de maladies de la gorge. Deux reliques de ce Saint reposent en Moselle : une partie de sa mâchoire dans l’église St-Eucaire de Metz et une partie d’os dans celle de Mainvillers.

"Ces traditions sont très importantes pour les fidèles, la bénédiction des pains et de leurs gorges. C’est un temps fort pour la communauté, un beau témoignage de foi. Il y a des personnes qui pratiquent tous les dimanches et à ces occasions vous avez aussi les autres qui pratiquent moins mais qui sont là également", explique le père Sébastien Petitjean.

Chacun ses petits pains

La célébration de Saint Blaise est encore très ancrée en Moselle. Cette tradition existerait depuis plus de 400 ans. Chaque pèlerin apporte ses petits pains en hommage au martyre de ce saint guérisseur. En contrepartie, on reçoit la bénédiction et la protection de toutes les maladies, surtout celles de la gorge.

"Dans la foi, on peut espérer être guéri rapidement. Là j’en ai pour plusieurs personnes. Je vais ramener à une grand-mère qui aime cette tradition, j’ai son petit pain et puis pour mes enfants même s’ils ne pratiquent plus. Moi, j’ai découvert cette tradition quand je me suis mariée ici il y a 30 ans et j’ai adhéré pleinement", se confie Sylviane à la sortie de la cérémonie.

"Depuis mon enfance, je fais cela. C’est un pèlerinage, on doit le perpétuer. C’est une bénédiction en espérant qu’on ne soit pas malade de la gorge toute l’année. C’est une tradition familiale", ajoute Arlette, une octogénaire.

Selon la tradition, on ne mange pas les petits pains. Les fidèles doivent les conserver et les déguster lorsqu’ils sont souffrants.