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Quand le bio devient accessible à tous

Produire et vendre des fruits et légumes bio, locaux, et de saison : voilà le pari du collectif « La ferme de Borny », qui a ouvert les portes d’un magasin au début du mois de juin dans ce quartier de Metz Nord.
Produits de "la Ferme de Borny"
Produits de "la Ferme de Borny" © Séverine Dangin
Des fruits et des légumes saisonniers, mais pas seulement ! Au magasin de la « Ferme de Borny »  on trouve aussi des produits variés comme du pain, du yaourt, de la farine, de l’huile... Les cagettes en bois, rangées dans les rayons, contiennent des bouteilles de vin provenant de Toul ainsi que de la bière de Metz ou des pâtes d’Angevillers. Le point commun : toutes les marchandises sont issus de la production locale.

Cachée derrière un ensemble de logements du quartier de Borny, une semaine de son ouverture, la petite boutique compte déjà entre 20 et 30 clients par jour. Elle est installée dans un conteneur maritime, habillé en bois et aménagé pour abriter tous ces produits. Mais plus qu’un magasin ou qu’une simple ferme, la « ferme de Borny » est un collectif de plus de 250 membres qui vise à sensibiliser les consommateurs sur l'impact écologique et la qualité de leurs aliments.
la "Ferme de Borny"
la "Ferme de Borny" © Séverine Dangin

Pour aller jusqu’au bout de leur mission, à côté du magasin, le collectif aménagera bientôt un jardin pour l’ouvrir au public comme un espace ludique et pour donner des ateliers. Ils préparent des cours de jardinage pour les enfants ; d’autres de cuisine, pour promouvoir des recettes avec les produits locaux et saisonniers ; ou encore même des ateliers de transformation d’aliments, pour éviter tout gaspillage des fruits et de légumes.


Démocratiser le bio

« Les produits bio sont souvent plus chers que ceux de consommation courante et les gens croient qu’ils sont juste pour les ‘bobos’, mais ce n’est pas vrai, le bio c’est pour tous ».


Céline Neveux, ingénieure de formation et co-fondatrice de ce projet, explique que pour elle le plus important est de « vulgariser, démocratiser » la consommation de ces produits qui, d’après elle, ne doit pas être réservée aux riches. Céline explique que « les prix de vente valorisent le travail des membres qui collaborent mais ils sont quand même bas car nous économisons sur certains coûts », par exemple : pas de frais d’eau, c’est la pluie qui arrose leurs champs.
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