Reconfinement : l’inquiétude d’un producteur de sapins de Noël dans les Vosges

Le mois de novembre est le mois de la coupe des sapins. À seulement quelques semaines de Noël, les producteurs de sapins naturels vosgiens ne savent toujours pas s'ils vont pouvoir écouler leur production, reconfinement oblige.
Laurent Hatton et Fabien Mathiot, producteurs de sapins, « Le sapin de Noël des Vosges » (88)
Laurent Hatton et Fabien Mathiot, producteurs de sapins, « Le sapin de Noël des Vosges » (88) © Le sapin de Noël des Vosges
Le mois de novembre est le mois de la coupe des sapins. Problème, avec le reconfinement lié à l’épidémie de Covid-19, les producteurs de sapins naturels vosgiens ne savent toujours pas s'ils vont pouvoir écouler leur production d’ici à Noël.

10 années de travail de la graine à la coupe 

Laurent Hatton est producteur de sapins à Coinches, près de Saint-Dié-des-Vosges. Comme chaque année, ce producteur vosgien de résineux devrait commencer dans quelques jours à couper quelque 3.500 sapins pour les fêtes de fin d’année : "D’habitude, on le fait mi-novembre, pour garder un maximum de fraîcheur et que le sapin dure après le nouvel an"

Nos gros revendeurs n’ont pour l’instant le droit de vendre que des plantes en pot et pas des plantes coupées. Or un sapin de Noël, on le coupe.

Laurent Hatton, producteur de sapins, "Le sapin de Noël des Vosges" (88)

Une fois coupés, il revend les arbres de Noël à ses clients, particuliers, écoles et jardineries. Les jardineries représentent plus du tiers de ses ventes. Pourtant cette année, avec le reconfinement lié à crise sanitaire actuelle, il ne sait pas s’il va pouvoir écouler ses stocks dans les espaces de vente habituels : "Nos gros revendeurs n’ont pour l’instant le droit de vendre que des plantes en pot et pas des plantes coupées. Or un sapin de Noël, on le coupe"
Plantations de sapins.
Plantations de sapins. © Le sapin de Noël des Vosges
Pour l’heure, le sapin de Noël ne fait pas partie de la liste des articles autorisés à la vente pendant le confinement. Mais à l’approche des fêtes de fin d’année, les producteurs espèrent être rapidement fixés sur leur sort et attendent une réponse du gouvernement.

On ne veut surtout pas couper pour rien.

Laurent Hatton, producteur de sapins, "Le sapin de Noël des Vosges" (88)

Le temps presse car les producteurs de sapins n’ont qu’un mois pour écouler le fruit de dix années de travail, de la graine à la coupe de l’arbre. Il ne reste que quelques jours à Laurent Hatton avant de rappeler ses revendeurs et savoir s’il peut, ou pas, couper ses sapins. "On ne veut surtout pas couper pour rien", se préoccupe ce producteur. S’il est inquiet, le professionnel relativise : "Côté jardineries, on est encore dans le flou. Mais les gens feront quand même Noël donc, en respectant les mesures sanitaires, nous pourrons toujours vendre aux particuliers et aux écoles, directement dans notre exploitation ou grâce à la livraison"

Six millions de sapins naturels sont vendus chaque année en France, essentiellement dans les grandes surfaces et les jardineries.
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