Réseau pédopornographique : un habitant de Batilly incarcéré pour viol sur mineur

Un habitant de Batilly a été interpellé mercredi 07 octobre dans le pays-haut meurthe-et-mosellan. Placé en détention provosoire, il est soupçonné de viol sur mineur. Son arrestation s'est faite dans le cadre d'un vaste coup de filet national qui a permis l'interpellation de 61 personnes.

Vaste coup de filet anti-pédopornographique (image d'illustration).
Vaste coup de filet anti-pédopornographique (image d'illustration). © MaxPPP - OLIVIER DEMOLS
Un éducateur sportif bénévole de 39 ans, habitant Batilly (Meurthe-et-Moselle) a été interpellé mercredi 07 octobre 2020 au matin à son domicile. Placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Metz, il a été mis en examen jeudi et placé en détention provisoire.
L'homme intervenait dans deux clubs de foot du pays-haut meurthe-et-mosellan. Il aurait tourné des films "sans caractère sexuel" dans les vestiaires sportifs auxquels il avait accès. Il apparaîtrait également sur quatre vidéos sur lesquelles on le voit violer un mineur d'une dizaine d'années, enfant d'une amie, selon François Pérain, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nancy. Des faits qui sont a priori sans relation avec son activité de bénévole dans les clubs sportifs du secteur.
Le val de l'Orne football club, l'une des entités sportives où officiait le mis en cause, a annoncé, sur sa page Facebook, porter plainte contre lui.

L'homme est l'une des quatre personnes mises en cause pour des faits de viol sur mineur "après l'exploitation de leur matériel informatique", a révélé Eric Bérot, chef de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP).

61 interpellations

Ce dernier a coordonné un vaste coup de filet mené par 220 policiers. Ils ont procédé à l'interpellation de 61 personnes, hommes et femmes, âgés de 28 à 75 ans, cette semaine, entre lundi 05 et jeudi 08 octobre 2020.
Tous sont soupçonnés de visionner régulièrement des vidéos pédopornographiques, c'est à dire mettant en scène des mineurs. Certains étaient déjà connus de la Justice et figuraient dans le fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais)

Les mis en cause téléchargeaient des photos et vidéos sur des réseaux dits peer to peer (de pair à pair) permettant d'échanger des fichiers directement. Plusieurs dizaines de téléphones, ordinateurs, clés usb, dvd et disques durs externes ont été saisis au cours de ces interpellations. Les enquêteurs ont pu s'appuyer sur un logiciel utilisé par le FBI pour traquer et identifier ces 61 personnes, notamment en étudiant le type et la quantité de vidéos illégales téléchargées et visionnées.
 
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