Trois raisons de regarder le documentaire “Journal de maires”

Les toits de Fénétrange / © Co-production Cinétévé / France 3 Grand Est
Les toits de Fénétrange / © Co-production Cinétévé / France 3 Grand Est

C'est l'histoire d'un maire, de deux maires, et même de trois maires. Trois personnalités du Grand Est qui partagent bon nombre de valeurs. Voici nos trois raisons de visionner le documentaire "Journal de maires" d'Audrey Gordon lundi 18 novembre à 23h10. 1,2,3 c'est parti !

Par Sophie Gueffier

Qu'ont en commun Joseph Spiegel, Sophie Delong et Benoît Piatkowski? Ils sont tous trois maires de leurs communes. Respectivement Kingersheim dans le Haut-Rhin, Langres en Haute-Marne et Fénétrange en Moselle. Mais bien au-delà de la fonction, ce sont surtout des valeurs qu'ils partagent. Voici trois bonnes raisons de regarder "Journal de maires" d'Audrey Gordon lundi 18 novembre à 23h10.


1 -  Pour le rythme

Elle se déplace à vélo, Sophie Delong, le long des remparts de sa ville de Langres (Haute-Marne). Elle va d'une réunion en mairie, à une autre en quartier sud. Et remplit ainsi ses journées de déplacements en discussions. Expliquer, communiquer pour faire tomber les incompréhensions et les couper l'herbe sous le pied aux polémiques. Un programme digne de l'entraînement d'un coureur de fond. 

Jo, est un ancien athlète, coureur de 800 mètres. S'il a laissé les compétitions et le souvenir d'un record derrière lui, il n'en continue pas moins, le vélo d'appartement et le vélo tout court quand il trouve le temps. Il est resté sportif dans l'âme et dans le corps. C'est d'ailleurs ainsi qu'il voit ses missions :

L'athlète est comme le politique, il a le même souci de permanence, d'endurance et du travail
- Joseph Spiegel, maire de Kingersheim

Jo s'entraine dans son bureau / © Co-production Cinétév / France 3 Grand Est
Jo s'entraine dans son bureau / © Co-production Cinétév / France 3 Grand Est

Quant à Benoît Piatkowski, kinésithérapeute de son état, il sait bien qu'il doit prendre soin de son corps. On le voit rejoindre, son dernier patient parti, la mairie de Fénétrange en petites foulées. Pas de temps à perdre. Il évoque même la "débauche d'énergie" à mettre en oeuvre pour développer ses projets. Un mandat vécu comme un marathon. 


2 - Pour le regard

Ce qui caractérise aussi ces trois premiers magistrats, c'est leur façon de regarder les villes qu'ils dirigent et les gens qui y résident. Avec acuité et affection. Sophie, comme Jo ou Benoît, n'a jamais pensé à devenir maire de sa cité. Elle a simplement appris à aimer Langres et a eu envie de s'y impliquer. 

C'est la ville de Langres qui m'a happée. Cette ville un peu perchée, qui se découpe au soleil couchant.
- Sophie Delong, maire de Langres

Sophie Delong dans son bureau à la mairie de Langres. / © Co-production Cinétévé / France Grand Est
Sophie Delong dans son bureau à la mairie de Langres. / © Co-production Cinétévé / France Grand Est

Pour Jo, c'est tout ce qui manquait à sa ville de Kingersheim qui lui a sauté aux yeux. Il s'est lancé dans un modèle innovant de démocratie participative et constructive en donnant la parole à chacun et déterminant ensemble les choix les plus adaptés à la vie d'une petite ville de la banlieue de Mulhouse. Une véritable vision pour sa ville et pour ses habitants


3 - Pour les projets 

Car si leurs villes sont très différentes, ces trois maires ont des ambitions pour elles. Jo veut remettre l'habitant au coeur de sa cité. Il lui donne la parole, l'écoute, l'aide à synthétiser les choix et joint l'acte aux paroles. Ainsi, avec quelques habitants concernés, il déambule dans une rue où les problèmes de circulation se multiplient. Point par point, les lieux d'achoppements sont analysés et petit à petit les solutions se dessinent.

Sa méthode d'administration, menée pendant 30 ans fait des émules et on vient le consulter des villages environnants pour tenter d'obtenir par les mêmes moyens les mêmes effets. À l'heure où il songe à ne pas rempiler, il est sollicité pour évoquer son "écosystème démocratique", comme il l'appelle, et transmettre ainsi sa vision de la "politique" au sens premier du terme aux nouveaux élus.

Sophie et Benoît, qui ne sont maires que depuis 2014, n'en sont encore aux débuts de leurs projets. Sophie, optimiste de nature, imagine le coeur de sa ville fortifiée réhabilité et revivifié. Benoît rêve de transformer un ancien pensionnat en une école inclusive et modèle, où enfants autistes et non-autistes apprennent les uns des autres. Des projets délibérément humanistes et tournés vers le bien commun. 

J'ai voulu rendre service à ce village qui m'a si bien accueilli
- Benoît Piatkowski, maire de Fénétrange

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