Vosges : deux étudiants se lancent un défi pour leur bac pro Photographie

Dans le cadre d’un Bac Pro Photographie au lycée Notre-Dame de la Providence à Saint-Dié-des-Vosges, deux jeunes étudiants ont décidé de photographier des voitures. Ce qui n’est pas une mince affaire, puisque le shooting automobile est une technique à part entière.

Noé Pernin et Léo Koehl devant une Ferrari 488.
Noé Pernin et Léo Koehl devant une Ferrari 488. © Noé Pernin
Accueillis par la ville de Toul et chez un revendeur automobile, soutenus par une société Messine de production de films, puis par une franchise photo, des étudiants en Bac Pro Photographie ont choisi, les 26 et 27 octobre 2020, de relever le challenge de mettre en lumière deux véhicules d’exception.

Pour leur baccalauréat  professionnel, qu'ils préparent au lycée Notre-Dame de la Providence à Saint-Dié-des-Vosges, Noé, 18 ans et Léo, 17 ans, ont sept planches à réaliser dont une sur la brillance, pour laquelle ils réalisent le shooting des voitures.

On veut un "whaou" quand les professeurs découvriront notre travail.

Noé Pernin, étudiant bac pro Photographie

Technique à part entière, le shooting automobile demande du matériel spécifique que Léo et Noé avaient repéré dans leurs lieux de stage respectifs. Pour éclairer la Ferrari 488, choisie par le premier et la Rover Mini Kensington, retenue par le deuxième, ils ont obtenu des tarifs préférentiels afin de louer la lumière et le Nikon Z7. Les voitures ont été fournies gracieusement par un revendeur automobile de Toul.

"La Rover et la Ferrari sont deux modèles emblématiques aux brillances opposées", explique Léo Koehl. "Les chromes de l'anglaise sont techniquement plus compliqués à mettre en lumière."
La Rover Mini Kensington et ses chromes plus compliqués à éclairer.
La Rover Mini Kensington et ses chromes plus compliqués à éclairer. © Noé Pernin
Après avoir construit un cadre de diffusion avec cinq couches de calque, qui leur a permis d’éclairer chaque voiture de façon uniforme, ils ont réalisé plusieurs prise de vues qu’ils vont assembler et améliorer ensuite à l’aide d’un logiciel de retouche. Ce projet représente quinze heures de travail pour chaque voiture, post production incluse.

"On veut un "whaou" quand les professeurs découvriront notre travail", nous dit Noé enthousiasmé. "On n’avait pas envie de faire simple et prouver qu’on maîtrise la technique."
La Ferrari 488 sous les projecteurs.
La Ferrari 488 sous les projecteurs. © Noé Pernin
Découvrez les photographies de Léo Koehl et Noé Pernin sur leurs comptes Instagram.
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