Comment une épicerie associative redonne vie à un village des Vosges, "C’est que du bonheur !"

À Grandvillers, dans les Vosges, une épicerie associative redonne vie à la commune. C’est une infirmière à la retraite qui en a eu l’idée. Une belle aventure humaine qui apporte en plus des produits locaux, du lien social et de la joie aux habitants.

À Grandvillers, petit village de 750 habitants, dans les Vosges, c’est un peu la place du village où l’on se croise, où on discute, où on prend des nouvelles et où on fait ses courses, l’épicerie associative ne désemplit pas.

Il y a cinq ans, Catherine Strubhardt, habitante du village, ancienne infirmière désormais à la retraite, a eu l’idée de proposer la création de ce lieu. "Nous habitons ce qu’on appelle un village rue : une rue principale, longue, de part et d’autre des maisons." Aucun commerce à part un hôtel, pour Catherine, il fallait faire quelque chose. L’idée a été présentée à la mairie, puis aux habitants. Tous ravis de cette initiative, l’association "La Grantèle" a vu le jour. Le maire a mis à disposition un ancien garage et a financé une partie des travaux.

17 m² à peine, mais tout est là. "Ici, on trouve tout. Des fruits, des légumes, du pain, de l’huile, du café, des produits laitiers, de la viande, des pâtes, et même des produits ménagers", nous indique Catherine Strubhardt, présidente de l'association. "Plus de 500 références avec une préférence pour les produits locaux." D’ailleurs, ce jour-là, une productrice de fromage de chèvre d’un village voisin vient faire sa livraison.

Lydie, 88 ans, bénévole heureuse 

En moyenne, 45 personnes par jour passent à l’épicerie. Parmi elles, le maire, Charles Schlachter qui vient chercher son pain tous les matins. Il est très fier de ce projet. "Cela manquait au village. Ce n'est que du bonheur." L’épicerie attire aussi des habitants de villages voisins qui y voient l’occasion de trouver des produits frais locaux. Elle emploie deux personnes à temps partiel. Le reste du temps, car l’épicerie est ouverte presque tous les jours, ce sont des bénévoles qui tiennent la boutique.

Lydie, qui vient d’avoir 88 ans, "comme le département des Vosges", dit-elle avec malice. Elle n’a pas hésité une seconde il y a cinq ans pour faire partie de l’équipe. Elle habite à l’autre bout du village et deux fois par semaine, elle le traverse à pied ou à vélo pour prendre les choses en main. "J’aime voir du monde", nous raconte-t-elle. "Je n’ai pas le temps pour la retraite. Je suis quand même mieux là que devant ma télé".

Lydie sert les clients, les aide à mettre les courses dans leur panier et elle n’est pas contre un petit brin de causette.

Une terrasse en été

Les clients que nous avons croisés sont enchantés. Le village retrouve le lien social qu’il a perdu avec la destruction de la boulangerie dans un incendie en août 2014. Elle était l’unique commerce du village.

Une fois par semaine, l’épicerie reste ouverte jusqu’à 20 h pour les élèves de l’école de musique et leurs parents. L’association La Grantèle fourmille d’idée. Devant l’épicerie, se trouve une petite terrasse que l’association aménage l’été.

Elle sert aux clients pour s’arrêter, pour discuter et pour boire un verre. Catherine Strubhardt est désormais à la recherche d’une licence III pour avoir le droit d’y servir officiellement des boissons, y compris des bières. La place du village de Grandvillers a désormais son adresse et vous ne pouvez pas la manquer.

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