Vosges JO 2022 : quelles sont les chances des athlètes lorrains aux Jeux Olympiques de Pékin

Publié le
Écrit par Yoann Rodier

Huit Vosgiens vont prendre part aux JO de Pékin du 4 au 20 février. Certains d'entre eux peuvent clairement rêver d'une médaille, les autres viseront davantage des places d'honneur ou chercheront à emmagasiner de l'expérience pour l'avenir.

S'il ne sont pas ennuyés par le covid avant ou durant la compétition, sept Lorrains représenteront la France aux Jeux Olympiques de Pékin à partir du 4 février 2022. A cette délégation tricolore s'ajoute le biathlète vosgien Florent Claude, qui court pour la Belgique. 

Il y a quatre ans, aux JO de Pyeongchang (Corée du Sud), le nombre d'athlètes originaires de la région était le même. Une médaille de bronze avait été décrochée. Revue d'effectif des chances lorraines lors de cette quinzaine olympique. 

Ils peuvent prétendre à un podium 

  • Clément NOEL, 24 ans (Slalom)

Il y a quatre ans en Corée, le Vosgien est passé à deux doigts d'un énorme exploit. Pour sa première participation aux JO, le natif du Ménil avait échoué au pied du podium à seulement quatre centièmes de la médaille de bronze.

Depuis, Clément Noël s'est imposé comme un des tout meilleurs slalomeurs du circuit. Il a remporté neuf victoires en coupe du monde (pour seize podiums au total) et a fini à la deuxième place du classement général de la spécialité ces trois dernières saisons. 

En décembre, le Lorrain a remporté le slalom inaugural de la saison à Val d'Isère, station où il est installé et licencié depuis de nombreuses années. Mais lors des étapes de coupe du monde suivantes, deux sorties de pistes semblent avoir entamé sa confiance et il n'est depuis plus remonté sur un podium. 

Malgré cette mauvaise passe, Clément Noël a les armes pour briller lors des Jeux de Pékin le 16 février et pour devenir pourquoi pas le troisième skieur français à devenir champion olympique de slalom.

  • Fabien CLAUDE, 27 ans (Biathlon)

Première participation aux Jeux Olympiques pour le biathlète de Basse-sur-le-Rupt qui s'est imposé en équipe de France ces trois dernières années. Beaucoup plus régulier dans ses performances, il totalise trois podiums en coupe du monde sur des épreuves individuelles. 

Même s'il n'est pas encore monté sur la boîte cette saison, l'actuel douzième du classement général de la coupe du Monde peut réussir un coup d'éclat à Pékin, notamment sur l'épreuve de sprint (le 12 févier) à condition de se montrer efficace sur le pas de tir. 

C'est surtout en relais que Fabien Claude a une belle carte à jouer au sein d'une équipe de France qui compte parmi les grandes favorites. Sur cet exercice, le Vosgien totalise quatre podiums (dont une victoire) avec les Bleus en coupe du monde. Comme c'est le cas depuis le début de saison, il devrait lancer le relais tricolore le 15 février, avec une médaille en ligne de mire.

Elles pourraient créer la surprise 

  •   Delphine CLAUDEL, 25 ans (ski de fond)

Pour sa découverte des JO en 2018, elle avait terminé 57ème du dix kilomètres libre. Depuis, la Bressaude s'est imposée comme la cheffe de file du ski de fond féminin tricolore.

La saison dernière, Delphine Claudel est devenue la troisième Française de l'histoire a monté sur un podium de coupe du monde dans la montée de l'Alpe Cermis en Italie. Une superbe performance qu'elle a réédité le 4 janvier dernier.

La Vosgienne occupe actuellement la dix-neuvième place du classement général de la coupe du monde, mais elle semble capable de réaliser un coup d'éclat, a fortiori si la concurrence est émoussée (des skieuses norvégiennes ont été testées positif au covid et redoutent de ne pouvoir entrer en Chine).

  • Paula BOTET, 21 ans (biathlon)

C'est l'invitée surprise de ces Jeux. A 21 ans, Paula Botet a découvert le circuit de la coupe du monde début janvier et elle n'a pas raté ses débuts en se classant à trois reprises parmi les 40 meilleures biathlètes mondiales. Ses performances encourageantes ont valu à la jeune Bressaude une sélection pour ces jeux olympiques en tant que remplaçante.

La Vosgienne a très peu de chance de concourir sur les épreuves individuelles et elle part à Pékin avant tout pour emmagasiner de l'expérience en vue des Jeux de 2026. Mais si certaines titulaires sont en méforme ou testées positives au covid (ce que personne ne souhaite), il n'est pas inenvisageable de la voir aligner sur le relais tricolore.

Paula Botet a déjà participé à un relais de coupe du monde le 22 janvier en Italie. Les Bleues sont montées sur la troisième marche du podium. Alors pourquoi ne pas rêver et suivre les traces de sa maman Véronique Claudel, championne olympique en 1992 avec le relais Français?

Ils viseront les places d'honneur 

  • Adrien BACKSCHEIDER, 29 ans (ski de fond)

C'est le seul membre de la délégation lorraine à avoir déjà goûté au bonheur d'une médaille olympique. En 2018, le Messin licencié à Gérardmer était monté sur la troisième marche du podium avec l'équipe de France de relais. Une équipe avec laquelle il a également remporté le bronze aux championnats du monde 2015 et 2019.

Pour sa troisième participation aux JO, Adrien Backscheider n'arrive pas franchement en confiance. Son début de saison très moyen ne lui vaut aujourd'hui que la 93ème place au classement général de la coupe du monde. Il part donc à Pékin plutôt dans un costume de remplaçant et semble avoir peu de chance d'être aligné sur le relais.

  • Julia CLAIR, 27 ans (saut à ski)

Huit ans après sa participation aux Jeux de Sotchi, la Déodatienne va se replonger dans l'ambiance olympique. En Russie, Julia Clair avait pris la dix-neuvième place de l'épreuve du petit tremplin. C'est toujours elle qui détient le record de France féminin du grand tremplin (131,5 mètres).

Si elle a terminé dix-huitième au classement général de la coupe du monde l'an dernier, la sauteuse du club de Xonrupt est bien moins performante depuis le début de saison. Mais dans un bon jour, elle peut viser un Top 20.

  • Antoine GERARD, 25 ans (combiné nordique)

Il a découvert les Jeux en 2018  avec des étoiles plein les yeux. A Pyeongchang, le tout jeune Antoine Gérard avait terminé 26ème et 32ème des épreuves individuelles, avant de prendre la cinquième place de l'épreuve par équipe avec les Bleus.

Le combinard de US Ventron arrive à Pékin avec davantage d'expérience. Il a notamment fini huitième de l'épreuve du grand tremplin au championnat du monde 2019. 

Au vu de ses dernières performances, il est difficile de l'imaginer prétendre à autre chose qu'aux places d'honneur, y compris sur la compétition par équipe au sein d'un collectif français en reconstruction.

  • Florent CLAUDE, 30 ans (biathlon)

Le plus belge des Vosgiens ou le plus vosgien des Belges! En 2017, l'aîné de la fratrie Claude, dont l'horizon était bouché en équipe de France, a choisi de passer sous pavillon belge. 

Ce choix lui a permis de participer aux JO de Pyeonchang, où le biathlète de Basse-sur-Rupt n'était pas parvenu à intégrer le Top 50 sur les trois courses auxquelles il avait pris part. 

Depuis, Florent a progressé. Il a décroché une prometteuse vingtième place au championnat du monde 2021 sur l'épreuve de l'individuel. Cette saison, il a également terminé neuvième d'une étape de coupe du monde. De quoi lui donner confiance et d'envisager un bon résultat à Pékin.