Mort d'un randonneur vosgien tombé au Sentier des Roches

Un homme de 65 ans, originaire de Saint-Léonard (Vosges) est tombé dimanche 3 septembre du Sentier des Roches. Hélitreuillé dans un état d'urgence absolue à l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg (Bas-Rhin), l'homme a succombé à ses blessures ce mardi 5 septembre.

Le randonneur est tombé du Sentier des Roches dimanche 3 septembre en milieu de matinée. L'homme de 65 ans aurait glissé au niveau du passage sous la roche, en direction du Frankentahl. Selon l'Adjudant-Chef Vincent Leuenberger au Peloton de gendarmerie de haute-montagne de Xanrupt, l'homme avait fait une chute d'une quinzaine de mètres.

"L'homme était pourtant bien équipé"

C'est le peloton de gendarmerie de haute-montagne de Hohrod (PGMH), situé côté Haut-Rhin, qui était intervenu dimanche 3 septembre. De nombreux promeneurs évoluant sur le sentier des Roches, l'alerte avait été donnée rapidement. Des premiers soins ont été prodigués par un interne en médecine, et les secours ont pu se rendre sur les lieux rapidement.

L'homme a fait un arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des secours et une fois stabilisé "il a pu être hélitreuillé vers Strasbourg, mais il se trouvait en situation d'urgence absolue avec un pronostic vital engagé".

Le randonneur de 65 ans est malheureusement décédé à l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg ce mardi 5 septembre.

L'adjudant-chef Vincent Leuenberger, qui dirige le PGHM côté Vosges à Xanrupt a confirmé les faits."L'homme était pourtant bien équipé et était expérimenté" commente l'adjudant-chef Leuenberger. 

La moyenne montagne reste dangereuse

Le risque de chute est pourtant bien présent "que l'on soit dans les Alpes ou en moyenne montagne dans les Vosges, on peut glisser et se faire mal !" précise l'Adjudant-Chef Leuenberger.

Le militaire rappelle que la montagne possède toujours ses pièges. Le Sentier des Roches "ne présente pas" une dangerosité particulière. Si le nombre d'interventions constatées par le PGHM n'augmente pas, les blessures constatées sont plus graves.

En guise d'explication, le militaire avance une hypothèse : "On peut imaginer une fragilisation des sentiers par les fortes chaleurs de cet été, et qu'ils soient plus érodés par le passage de nombreux touristes."