1940, la bataille de France au jour le jour : 26 mai, Calais en ruine, l'Opération Dynamo lancée à Dunkerque

EPISODE 18 - C'était il y a 80 ans. Alors que les Alliés cédaient sur le front de l'Escaut et à Calais, le vice-amiral Ramsay lançait officiellement l’Opération Dynamo pour rembarquer les troupes britanniques depuis Dunkerque. Un tournant de la Seconde Guerre Mondiale.

Un soldat allemand dans les ruines de Calais en mai 1940. En arrière-plan, la Tour du Guet qui a résisté aux bombardements.
Un soldat allemand dans les ruines de Calais en mai 1940. En arrière-plan, la Tour du Guet qui a résisté aux bombardements. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-11 / Böcker / CC-BY-SA 3.0

A Calais, 200 Stukas s’abattent sur la ville et la citadelle où sont retranchés soldats français et belges. Les Allemands passent les canaux et envahissent le nord de la ville.
 


Les points de résistance tombent les uns après les autres. La garnison de la citadelle tient toujours mais toutes les armes automatiques du côté sud de la fortification ont été détruites. A 15h, les Allemands enfoncent la porte sud et escaladent les remparts. 
 

Porte sud de la Citadelle de Calais attaquée à 15 heures le 26 mai 1940.
Porte sud de la Citadelle de Calais attaquée à 15 heures le 26 mai 1940. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Les remparts de la citadelle de Calais.
Les remparts de la citadelle de Calais. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3


A 16h, la garnison à court de munitions se rend. Des groupes de soldats alliés isolés se battront encore jusqu’au lendemain du côté de la gare maritime.
 

Des véhicules détruits et abandonnés à la gare de Calais en mai 1940.
Des véhicules détruits et abandonnés à la gare de Calais en mai 1940. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-23 / Böcker / CC-BY-SA 3.0
Le chaos sur le port de Calais.
Le chaos sur le port de Calais. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-25 / Böcker / CC-BY-SA 3.0
Un train détruit à la gare de Calais.
Un train détruit à la gare de Calais. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-24 / Böcker / CC-BY-SA 3.0
Des véhicules détruits derrière les fortifications calaisiennes en mai 1940.
Des véhicules détruits derrière les fortifications calaisiennes en mai 1940. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-08 / Böcker / CC-BY-SA 3.0
Calais en ruine après le siège de mai 1940.
Calais en ruine après le siège de mai 1940. © Bundesarchiv, Bild 183-L13449 / CC-BY-SA 3.0
Si le monument des Sauveteurs en Mer à Calais a survécu aux bombardements de mai 1940, le quartier maritime du Courgain a subi d'importantes destructions.
Si le monument des Sauveteurs en Mer à Calais a survécu aux bombardements de mai 1940, le quartier maritime du Courgain a subi d'importantes destructions. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-10 / Böcker / CC-BY-SA 3.0


Les Français et les Britanniques ont perdu 2000 hommes (300 tués et 1700 blessés) en défendant Calais. Les Allemands comptent 800 soldats tués et 2400 blessés.
 

Un véhicule britannique pulvérisé en mai 1940. Derrière, des tombes de soldats français.
Un véhicule britannique pulvérisé en mai 1940. Derrière, des tombes de soldats français. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-09 / Böcker / CC-BY-SA 3.
Des soldats britanniques tués dans Calais (photo prise par les Allemands le 27 mai 1940).
Des soldats britanniques tués dans Calais (photo prise par les Allemands le 27 mai 1940). © Bundesarchiv, Bild 146-1971-042-18 / CC-BY-SA 3.0
Un char allemand évacuant des soldats britanniques blessés et capturés à Calais en mai 1940.
Un char allemand évacuant des soldats britanniques blessés et capturés à Calais en mai 1940. © Bundesarchiv, Bild 183-B14898 / CC-BY-SA 3.0
Quelques derniers nids de résistance subsistent encore à Calais. Des soldats britanniques se rendent ici aux Allemands (photo allemande datée de en juin 1940).
Quelques derniers nids de résistance subsistent encore à Calais. Des soldats britanniques se rendent ici aux Allemands (photo allemande datée de en juin 1940). © Bundesarchiv, Bild 183-L05174 / CC-BY-SA 3.0
Calais après les combats de mai 1940 (photo prise le 5 juin par les Allemands).
Calais après les combats de mai 1940 (photo prise le 5 juin par les Allemands). © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-16 / Böcker / CC-BY-SA


Grâce à la résistance des garnisons de Boulogne-sur-mer et Calais, ce 26 mai, les Alliés ont déjà eu le temps d’évacuer 27 936 soldats vers l’Angleterre.
 

Des véhicules militaires alliés abandonnés sur le littoral, aux abords de Calais.
Des véhicules militaires alliés abandonnés sur le littoral, aux abords de Calais. © A l'Assaut des Mémoires
Véhicules et canons britanniques laissés sur le littoral calaisien en mai 1940.
Véhicules et canons britanniques laissés sur le littoral calaisien en mai 1940. © Bundesarchiv, Bild 101I-383-0337-26 / Böcker / CC-BY-SA 3.0

En ce dimanche, Marc Bloch arrive à Steenwerck, l’Etat-major du groupe d’armées du Nord s’installe dans "une aimable villa claire et de bon ton". "L’étreinte ennemie se faisait de plus en plus impérieuse, le problème commençait à se poser de la destruction, par le feu, des importants dépôts d’essence de Lille".


Steenwerck sera le siège des forces françaises du général Blanchard pour coordonner leur repli vers Dunkerque.
 

Steenwerck de nos jours.
Steenwerck de nos jours. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Steenwerck de nos jours.
Steenwerck de nos jours. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
La maison Decanter, à Steenwerck, qui servit de poste de commandement à l'Etat-major français en mai 1940.
La maison Decanter, à Steenwerck, qui servit de poste de commandement à l'Etat-major français en mai 1940. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3


De l’autre côté de la frontière, le front de la Lys en Belgique est massivement bombardé. Les Allemands veulent en finir avec cette ligne de résistance.

L’armée belge lance ses dernières réserves dans la bataille pour colmater les brèches ouvertes près de Gand ou de Courtrai. Les contre-attaques belges repoussent les Allemands partout, mais la fin est proche pour ces troupes à bout de forces.
 

Un char belge T-13 B3 capturé par des soldats allemands, près de la frontière avec la France, en mai 1940.
Un char belge T-13 B3 capturé par des soldats allemands, près de la frontière avec la France, en mai 1940. © Bundesarchiv, Bild 101I-127-0362-14 / Gutjahr / CC-BY-SA 3.


Le front de l'Escaut cède face aux offensives allemandes


Le long de l’Escaut, entre Saint-Amand-les-Eaux et Fresnes-sur-Escaut, les Allemands attaquent massivement. A 22h30, les Français sont débordés mais parviennent à se replier vers la forêt de Raismes.
 


La division du Nord a bloqué pendant six jours 2 divisions allemandes. Les pertes sont énormes : le 43e régiment d’infanterie de Lille par exemple, a perdu près des deux tiers de ses hommes, tués ou blessés. Un monument commémoratif leur rend hommage près du blockhaus de la Tour-du-Moulin à Bruille-Saint-Amand.
 

Construit autour de la tour d’un ancien moulin, ce blockhaus était un bon point d’observation. Il était équipé de 2 canons anti-char et d’une mitrailleuse lourde.
Construit autour de la tour d’un ancien moulin, ce blockhaus était un bon point d’observation. Il était équipé de 2 canons anti-char et d’une mitrailleuse lourde. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Le blockhaus de la Tour-du-Moulin à Bruille-Saint-Amand.
Le blockhaus de la Tour-du-Moulin à Bruille-Saint-Amand. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Le monument en hommage aux morts du 43e régiment de Lille.
Le monument en hommage aux morts du 43e régiment de Lille. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Le monument en hommage aux morts du 43e régiment de Lille.
Le monument en hommage aux morts du 43e régiment de Lille. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Plaque commémorative en hommage aux morts du 43e régiment de Lille.
Plaque commémorative en hommage aux morts du 43e régiment de Lille. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3


A Bouchain, les Allemands attaquent en force, dans la matinée, en longeant la voie ferrée. Les positions françaises tombent les unes après les autres après épuisement de leurs munitions.
 

Les fortifications du bastion des Forges, à Bouchain, le long de l'Escaut.
Les fortifications du bastion des Forges, à Bouchain, le long de l'Escaut. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3


L’ordre de retrait général est donné à 14h. Les restes du 45e régiment d’infanterie réussiront à se replier jusqu’à Lille en toute fin de journée.
 

 
Les derniers défenseurs cernés dans la Tour d'Ostrevant autour du lieutenant Sabatier se rendront à 15h30.
 

La Tour d'Ostrevant à Bouchain.
La Tour d'Ostrevant à Bouchain. © BERTRAND THERY / FRANCE 3
Stèle en hommage au 45e RI à Bouchain qui resista pendant près d'une semaine  à l'offensive des troupes allemandes sur l'Escaut. Elle fut inaugurée en 1954.
Stèle en hommage au 45e RI à Bouchain qui resista pendant près d'une semaine à l'offensive des troupes allemandes sur l'Escaut. Elle fut inaugurée en 1954. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Stèle en hommage au 45e RI à Bouchain.
Stèle en hommage au 45e RI à Bouchain. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3


Avec le retrait des troupes françaises de l’Escaut, Valenciennes est prise. Dans cette ville, des fuyards ont commis des pillages quelques jours auparavant. Depuis, le centre-ville est en proie à un incendie monstrueux qui ne sera maîtrisé qu’au bout de 14 jours.
 

Valenciennes après les destructions de mai 1940.
Valenciennes après les destructions de mai 1940. © Médiathèque Simone Veil de Valenciennes - GOU CP 316
La place d'Armes dévastée en mai 1940 à Valenciennes.
La place d'Armes dévastée en mai 1940 à Valenciennes. © Médiathèque Simone Veil de Valenciennes - P-ADELV010

 
Le quartier de l’Hôtel de Ville est complètement en ruine, seule la façade de la Mairie sera sauvée.
 

Le fronton de l'Hôtel de Ville de Valenciennes endommagé en mai 1940.
Le fronton de l'Hôtel de Ville de Valenciennes endommagé en mai 1940. © Médiathèque Simone Veil de Valenciennes - P-ADELV003
Débris du fronton de l'Hôtel de Ville de Valenciennes en mai 1940.
Débris du fronton de l'Hôtel de Ville de Valenciennes en mai 1940. © Médiathèque Simone Veil de Valenciennes - P-ADELV004
La cloche de l'Hôtel de Ville tombée en mai 1940.
La cloche de l'Hôtel de Ville tombée en mai 1940. © Médiathèque Simone Veil de Valenciennes - P-ADELV005

 
Le Théâtre et 1160 maisons sont détruits, 300 familles sont sans abri.
 

Le théâtre de Valenciennes détruit en mai 1940.
Le théâtre de Valenciennes détruit en mai 1940. © Médiathèque Simone Veil de Valenciennes - GOU CP 315
Valenciennes après les destructions de mai 1940.
Valenciennes après les destructions de mai 1940. © Médiathèque Simone Veil de Valenciennes -GOU CP 319
La façade de l'Hôtel de Ville de Valenciennes est l'une des rares survivantes du grand incendie de mai 1940 en centre-ville.
La façade de l'Hôtel de Ville de Valenciennes est l'une des rares survivantes du grand incendie de mai 1940 en centre-ville. © BERTRAND THERY / FRANCE 3

 

Le repli vers Dunkerque s'organise


L’arrêt de l’avancée allemande dans le secteur de Bouchain/Saint-Amand-les-Eaux aura donné près d’une semaine de répit aux troupes alliées qui refluaient vers le littoral pour leur réembarquement.
 

durée de la vidéo: 00 min 49
26 mai 1940 : un ancien combattant raconte son repli vers Lille puis Dunkerque


A 13h30, Hitler consent enfin à entendre ses généraux et autorise les divisions Panzer à avancer. L’armée allemande a perdu trois jours et 8 heures. Pendant ce temps, les Alliés ont renforcé leurs positions sur tous les fronts et la Royal Navy a réussi à rassembler une flotte d’évacuation qui se dirige vers Dunkerque.
 


Rommel est le premier à reprendre l’offensive, il attaque près de La Bassée, à Violaines.
 

Le général allemand Erwin Rommel, assis avec ses officiers pendant la campagne de France, en juin 1940.
Le général allemand Erwin Rommel, assis avec ses officiers pendant la campagne de France, en juin 1940. © Bundesarchiv, Bild 146-1972-045-08 / CC-BY-SA 3.0


Les positions britanniques et françaises sont soumises à un violent bombardement. Les Allemands tentent de passer le canal grâce à des péniches coulées mais la tentative échoue. Dans la nuit, les troupes du Génie réussissent à construire un pont de bateaux à Givenchy-lès-La-Bassée. En toute fin de nuit les premiers chars pourront traverser.
 


Des Groupement de reconnaissance de division d’infanterie (GRDI) veillent sur le repli des unités. Les GRDI sont de petites unités d’environ 800 hommes très mobiles. Ils étaient utilisés pour faire de la reconnaissance ou mener des combats d’arrière-garde. Le 7e GRPI de Saint-Omer a participé aux combats en Belgique, puis dans l’Avesnois, l’Artois et sur le front de la Lys.
 

Des soldats du 7e GRDI de Saint-Omer en 1940.
Des soldats du 7e GRDI de Saint-Omer en 1940. © Laurent Soyer


Repliés dans la poche de Dunkerque, ces hommes se sont sacrifiés pour couvrir la retraite de leurs camarades. Ils arriveront trop tard pour pouvoir embarquer vers l’Angleterre et seront fait prisonniers le 4 juin.
 

Des soldats du 7e GRDI de Saint-Omer en 1940.
Des soldats du 7e GRDI de Saint-Omer en 1940. © Laurent Soyer
Automitrailleuse française Panhard 178.  Equipée d’un canon de 25mm. Après la guerre, une version armée d’un canon de 47mm sera produite notamment par l’usine Fives-Lille.
Automitrailleuse française Panhard 178.  Equipée d’un canon de 25mm. Après la guerre, une version armée d’un canon de 47mm sera produite notamment par l’usine Fives-Lille. © Laurent Soyer
Des soldats du 7e GRDI de Saint-Omer.
Des soldats du 7e GRDI de Saint-Omer. © Laurent Soyer


Jérémy Brunet, soldat originaire du Nord, a connu ce type de combats retardataires. Basé près de la frontière du Luxembourg, son GRDI va couvrir la retraite des troupes françaises de l’Est en juin 1940. Son unité dépendait d’un régiment de dragons à cheval.

On ne se voyait pas beaucoup avec les Allemands, il n’y a jamais eu de corps à corps. On reculait. Là où on pouvait faire de la résistance on faisait de la résistance. Une heure ou deux, combats à pied.

Jérémy Brunet, soldat nordiste.


"On n’avait pas beaucoup de blindés, juste quelques automitrailleuses, c’est moins épais qu’un blindé, ça n’a pas de chenille mais des pneus comme une voiture", explique-t-il. "On avait des nouveaux fusils de 36 de 7,5 mm de calibre, et puis des mortiers et des canons anti-char. On ne se voyait pas beaucoup (avec les Allemands), il n’y a jamais eu de corps à corps. On reculait. Là où on pouvait faire de la résistance on faisait de la résistance. Une heure ou deux, combats à pied. Puis il fallait repartir, les Allemands avançaient sur les côtés, il ne fallait pas se laisser encercler".
 

Juin 1940 : le vétéran nordiste Jérémy Brunet raconte la retraite des troupes françaises de l'Est

 

L'Opération Dynamo débute officiellement


Ce 26 mai, 18h57, à Douvres en Angleterre, le vice-amiral britannique Bertram Ramsay lance officiellement l’Opération Dynamo, le feu vert au rembarquement du Corps Expéditionnaire Britannique depuis toutes les plages à l’est de Gravelines et le port de Dunkerque.
 

Le vice-amiral Bertram Ramsay au château de Douvres.
Le vice-amiral Bertram Ramsay au château de Douvres. © IWM HU 90020
Le bâteau-hôpital britannique TSS Saint-David, prêt à embarquer des soldats britanniques blessés, le long de la jetée Est à Dunkerque, pendant l'Opération Dynamo.
Le bâteau-hôpital britannique TSS Saint-David, prêt à embarquer des soldats britanniques blessés, le long de la jetée Est à Dunkerque, pendant l'Opération Dynamo. © IWM HU 73187


Les Britanniques établissent un périmètre autour de Dunkerque en utilisant les canaux qui entourent la ville. A partir de ce moment, les soldats britanniques filtrent le flot de soldats et de matériel qui entre dans ce périmètre. Seuls les hommes et les armes légères sont autorisés à franchir les canaux.
 

Le canal de la Basse Colme entre Bergues et Hondschoote, la limite sud du périmètre de la poche de Dunkerque.
Le canal de la Basse Colme entre Bergues et Hondschoote, la limite sud du périmètre de la poche de Dunkerque. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3
Le canal de la Basse Colme.
Le canal de la Basse Colme. © FREDERIK GILTAY / FRANCE 3


Les Britanniques ne voulaient pas encombrer les routes du périmètre pour ne pas ralentir les opérations d’embarquement de leurs hommes. Alors de nombreux soldats français doivent abandonner leurs véhicules, blindés, canons et les saborder en arrivant aux abords des canaux.
 

Des véhicules détruits et abandonnés près d'un canal dans le nord de la France.
Des véhicules détruits et abandonnés près d'un canal dans le nord de la France. © Bundesarchiv, Bild 121-0399 / CC-BY-SA 3.0
Des véhicules détruits et abandonnés le long d'une route du nord de la France.
Des véhicules détruits et abandonnés le long d'une route du nord de la France. © Bundesarchiv, Bild 121-0398 / CC-BY-SA 3.0


La perte de ces armes lourdes se fera dramatiquement ressentir quand il faudra défendre la poche de Dunkerque...



► La suite de notre série demain avec la journée du 27 mai 1940. Vous pouvez relire les épisodes précédents dans le récapitulatif ci-dessous :
 

 

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