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Le procès en appel de Julien Sailly, meurtrier présumé de Clélia, débute lundi à Saint-Omer

Julien Sailly (accusé), Carole Salomé (mère de la victime) et Clélia Medina (victime). / © MaxPPP
Julien Sailly (accusé), Carole Salomé (mère de la victime) et Clélia Medina (victime). / © MaxPPP

Condamné à 20 ans de prison ferme pour le meurtre de sa petite amie, Julien Sailly clame son innocence. Son procès en appel s’ouvre ce lundi, devant la Cour d’assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Rappel des éléments du dossier.

Par Mickael Guiho

Le 17 février, le corps de Clélia, 18 ans, était retrouvé sur les bords de la Deûle, à Lambersart. La veille, à la sortie d’une discothèque, elle s’était disputée avec son petit ami, Julien Sailly, aujourd’hui accusé d’homicide.

Le 24 mai 2012, suivant la réquisition du Procureur, la Cours d’assises de Douai a condamné Julien Sailly à 20 ans de prison ferme. Le jeune homme a fait appel. Bien que seul accusé, il clame son innocence.

Le procès en appel s’ouvre lundi, devant la Cour d’assises de Saint-Omer.

Les indices de la culpabilité de Julien Sailly


Selon les légistes, Clélia a succombé à "de multiples coups au visage donnés avec un objet contondant et d'une grande violence". Or Julien Sailly est présenté comme un amoureux sincère mais violent par les témoins qui se sont succédés à la barre, lors du procès. L'accusé a d'ailleurs avoué que le soir de l'affaire, lui et Clélia avaient "échangé mutuellement des coups". 

Surtout, alors que l'arme du crime est le cric d'une Twingo datant de mai 1997 retrouvée dans la Deûle près du corps, Julien Sailly possédait une Twingo fabriquée en mai 1997 et dont le cric était justement manquant.

Le cric d'une Twingo, arme du crime, sous scellés. / © MaxPPP
Le cric d'une Twingo, arme du crime, sous scellés. / © MaxPPP

Les arguments de la défense


Les deux avocats de Julien Sailly, dont le célèbre Eric Dupond-Moretti, font valoir qu'aucune trace ADN de l'accusé n'a été retrouvée sur le cric, arme du crime.

De plus, bien qu'il ait admis la dispute avec sa petite amie, Julien Sailly nie avoir une quelconque responsabilité dans des violences mortelles. Selon lui, au retour de discothèque, il avait déposé sa petite amie, vivante, non loin de son domicile. Notons qu'il s'était présenté de lui-même à la police le lendemain de la découverte du corps.

La défense pointe enfin des "défaillances dans l’enquête".

Troisième rendez-vous devant la justice


Ouvert une première fois en juin 2011, le procès avait été ajourné en raison de tensions fortes entre les parties.

De l’avis de l'avocate des parties civiles, le procès qui s’est tenu en 2012 a été « plus serein », « moins électrique », « plus supportable », même s’il s’était conclu par les pleurs des deux familles.
Après le verdict de la Cour d’assises de Saint-Omer, un dernier recours pourrait être formulé au niveau français, auprès de la chambre criminelle de la Cour de cassation.

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