Le LOSC, avec un Enyeama exceptionnel, accroche Wolfsburg

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Malmené dans tous les compartiments du jeu, le LOSC a décroché le nul à Wolfsburg (1-1) grâce à un Enyeama exceptionnel et un penalty d'Origi, manquant même le hold up, mercredi, lors de la 2e journée d'Europa League.

Par AFP

Avec 2 points, le LOSC partage la 2e place du groupe avec les Russes de Krasnodar qui ont tenu Everton en échec (1-1), une longueur devant Wolfsburg. Le Losc, pourtant handicapé par les absences (Mavuba, Martin, Lopes, Delaplace), a réussi à tenir tête au 9e de Bundesliga et ses nombreux Mondialistes (Suisses, Belges, Croates...).

S'il a confirmé son rang de meilleure défense de Ligue 1 (2 buts encaissés), c'est surtout grâce aux parades de son portier nigérian face aux déferlantes vertes. L'expérience d'anciens de la Bundesliga comme Rozehnal et surtout Kjaer, ex-Wolfsburg, ont également pesé dans la balance.

Wolfsburg a globalement dominé la première période mais, par manque de précision et par mauvais choix, manqué ses quelques occasions, permettant à Lille d'être toujours en vie à la pause. Au terme d'un beau mouvement collectif, Jung héritait du ballon sur le flanc droit pour trouver Perisic au premier poteau mais Enyeama claquait la volée du Croate en corner (16). Les incursions lilloises dans la surface étaient rares. Souaré effaçait son adversaire direct mais oubliait de servir un partenaire (29).
Guilavogui, très actif, manquait une belle occasion allemande par excès d'altruisme. Profitant d'un contre favorable, l'ex-Stéphanois héritait du ballon dans la surface mais refusait la frappe pour servir Olic, devancé par Kjaer (36).

Roux manque le KO

Touché à l'arrière de la cuisse sur une action apparemment anodine (34), Souaré devait céder sa place peu avant la pause (43), et le coach René Girard procédait à un deuxième changement à la reprise en lançant Nolan Roux, de retour de blessure, à la place de Mendes. Face à la pression de plus en plus forte, Lille devait encore sa survie à Enyeama: il coupait une frappe de Guilavogui qui prenait la direction de la lucarne (48), avant de sauver sur sa ligne une reprise de Perisic (54).
Le plus beau était à venir lorsqu'il a gagné son duel avec Perisic, qui se présentait seul dans la surface (60). Alors que les Lillois ne touchaient presque plus un ballon, ils obtenaient un penalty sur une reprise de Corchia malencontreusement touchée du coude par Rodriguez. Origi le transformait, et ce 4e but de la saison du jeune international belge permettait aux Dogues de rêver à la victoire (77).
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Lille allait manquer le KO quatre minutes plus tard lorsque Roux, idéalement lancé par Origi et seul au point de penalty devant le gardien Benaglio, tirait à côté. Et Wolfsburg trouvait finalement la récompense de ses efforts en égalisant sur un missile de de Bruyne dans la lucarne.

 Les Allemands poussaient jusqu'au bout mais Enyeama veillait au grain jusqu'aux dernières secondes du temps additionnel, se détendant sur sa ligne pour écarter une tête surpuissante de Naldo (90+3).

Les réactions

Vincent Enyeama (gardien international nigérian du Losc): "Je n'en ai rien à faire, de ma performance, c'est le résultat le plus important. On aurait pu l'emporter si on avait eu tous nos joueurs. La physionomie de la rencontre aurait pu être différente. On ne peut donc pas juger correctement, compte tenu des absences. Ce qui m'inquiète le plus c'est l'avalanche de blessures. Si on perd encore un milieu ca va devenir très inquiétant".

René Girard (LOSC) : "Wolfsburg se créé des occasions mais ne marque pas. Nous on marque et surtout on a la possibilité de mettre ce 2e but. Encore une fois, c'est le foot. Et puis Vincent Enyeama qui fait ce qu'il faut. On va attendre un peu avant de savoir la gravité des blessures. Il faudra attendre demain. Mais on ne pourra pas nous reprocher de ne pas jouer l'Europa League à fond. On est obligé de jouer à fond. C'est vrai que j'ai beaucoup transpiré. Il s'est passé beaucoup de choses. Jusqu'à l'égalisation, on pensait tenir le bon bout, on espérait avoir fait le plus difficile. Mais l'équipe est encore jeune, particulièrement devant. On manque encore de maturité. Sur l'égalisation, on est trop passif. L'adversaire a essayé de marquer. Nous on a fait ce qu'il fallait, on s'est accroché. Il ne faut pas oublié qu'on avait laissé quatre garçons à la maison et pas n'importe lesquels".

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