Beauvais : Les ex-salariés de Bosch attendent la reconnaissance du préjudice d'anxiété d'amiante

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Écrit par Halima Najibi

Ils ont travaillé sur des plaquettes de freinage et des garnitures de tambours à base d'amiante, mais il a aussi parmi eux du personnel administratif, ou encore une personne qui faisait du ménage. 300 ex-salariés de Bosch espèrent une indemnisation pour préjudice d'anxiété d'amiante.  

Le procès des ex-salariés de l'équipementier allemand de Beauvais dure depuis bientôt 3 ans. l'usine beauvaisienne de Bosch, est fermée depuis 2010. A leurs yeux le préjudice d'anxiété apparaît comme une évidence. beaucoup d'entre eux vivent dans l'angoisse de déclarer une maladie grave, certains de leurs anciens camarades sont décédés. Aujourd'hui, Ils demande réparation à leur ancienne direction pour avoir été exposés à cette matière cancérigène entre 1966 et 1985. Un produit interdit depuis 1996. Certains ont dû changer leurs projets de vie, de retraite.
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Les salariés de Bosch en attente d'une décision concernant leur exposition à l'amiante

Le caractère cancérogène de l'amiante est connu depuis les années 50 mais le premier décret réglementant son usage ne date que de 1977. En 2005, un rapport sénatorial avait accablé l'Etat pour sa "gestion défaillante" du dossier de l'amiante, jugé responsable par les autorités sanitaires de 10 à 20% des cancers du poumon et qui pourrait provoquer 100.000 décès d'ici à 2025. Avant son interdiction, l'amiante, produit peu coûteux, était utilisé dans 70% de l'industrie.