Martel (RC Lens), combatif et fatigué : "Je n'ai pas d'autre solution que de me battre"

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Écrit par @F3nord

Pas d'infos nouvelles capitales pour l'avenir du RC Lens dans l'entretien accordé par Gervais Martel au Parisien. Mais une confirmation : le président sang et or va continuer à se battre pour la pérennité du club. 

Gervais Martel était à Bakou ces derniers jours pour trouver une solution aux problèmes financiers et d'actionnariat du RC Lens. Dans un entretien au Parisien ce vendredi matin, le président lensois ne fait pas le bilan de ce voyage et n'indique pas s'il a été utile ou fructueux. Il parle de lui, de ses difficultés, de ce qu'il ressent. L'interview d'un homme plus que d'un président. Le Parisien écrit en introduction : "C'est le récit d'un combat acharné et obsessionnel pour sauver les Sang et or. Poignant."

" La situation sportive est très difficile, et la solution de facilité serait de dire : « Démerdez-vous ! Je n’ai jamais agi ainsi, explique Gervais Martel dans cet entretien. Je vais au stade depuis que j’ai 4 ans. Je ne suis pas un président météorite. J’ai 60 ans, je suis entré au club à 33 ans. J’ai une responsabilité vis-à-vis du RCL, même si l’avenir ne s’écrit pas avec moi. Je dois assurer sa pérennité, quelle que soit la situation sportive. S’il y a descente en Ligue 2, ce qui est plausible, les besoins seront supplémentaires, puisqu’on passera de 19 M€ de droits télé à 6 M€."

"J'ai tout laissé dans le club"

Gervais Martel parle aussi des cachets qu'il prend pour dormir, des 10 kilos qu'il a perdus, de son rythme de fou : "Je n'ai plus de vie aujourd'hui." Sa vie, c'est le RC Lens : "Je vis pour le club. dans quinze ans, je n'ai pas envie d'entendre dire : "Martel, c'est le gars qui nous a apporté le titre de champion en 1998 et le dépôt de bilan en 2015." Le président sang et or affirme aussi dans cet entretien que François Hollande l’a aidé «à récupérer le solde de l’année dernière de Mammadov», lors d’une visite officielle dans la capitale azérie l’an passé.

Enfin, Gervais Martel rappelle une nouvelle fois qu'il n'a plus de "fortune personnelle" : "J'ai tout laissé dans le club, tout ce que j'avais : le golf d'Arras, l'hôtel, le restaurant, l'école de commerce, la boîte de formation... Même si ma femme s'inquiète, ça va, on ne va pas manger 15 steaks par jour !"

Le RC Lens joue au PSG ce samedi.